Monthly Archives: janvier 2013

Les voyages de l’année

Fin janvier, les bonnes résolutions s’estompent, mais pas les projets ni la bougeotte. Comme je le disais précédemment, cette année, ça bouge vite, ça a de l’ambition et ça projette. Restait à savoir ce qui l’emporte après l’excitation du début du tout premier mois de l’année. Je crois que cela pourrait se résumer par: se donner les moyens de découvrir d’autres horizons.

Et il y en a beaucoup, des horizons. Je vais finir fauchée._.

D’ailleurs on peut regarder la carte 5 minutes pour comprendre ce que je veux dire:

 

En fait, Berlin est beaucoup mieux placée que Paris point de vue tourisme européen (mais pas point de vue tourisme allemand), et ça se ressent dans les têtes. La plupart des capitales européennes sont situées à des distances modérées, on parle Varsovie et Budapest comme on parle Paris et Londres. Ce qui change est la perception intérieure des choses. Vivre à Berlin fait prendre conscience de ce qu’est la Pologne, tandis que les distances psychologiques semblent s’étirer du côté de la péninsule hispanique. On oublie l’intérêt que l’on avait auparavant, on se surprend à ne pas l’envisager comme une destination évidente. La Bretagne, ça paraît le bout du bout du monde. Etrange phénomène d’intériorisation des frontières…

Sélection rapide pour faire un programme touristique intéressant et varié sur un an au départ de Berlin…

  • Miser sur Amsterdam pour trois ou quatre jours pendant que l’hiver sévit encore. A portée d’Easyjet, ville riche, intéressante sur beaucoup de plans, très liée linguistiquement et historiquement (…) à la culture allemande. On peut décliner l’expérience sur le mode Arte (visites au musée Anne Frank, etc.), s’amuser à observer un pays très proche des marottes allemandes, manger du Gouda.
  • Aller faire un tour aux thermes de Budapest et découvrir la Hongrie, ses paysages, sa culture. Pour les fanas des rois, reines et autres caboches couronnées (non, non, je ne pense à personne en particulier…), il y a moyen de s’occuper.
  • Pour la Pologne, prendre une semaine, un groupe d’amis et une voiture, y aller ouvrir grands les yeux. Regarder de près les dernières traces de la Prusse orientale, tendre l’oreille sur la façon polonaise d’aborder cette période de l’Histoire, admirer le style des femmes polonaises, manger comme des dieux tellement la cuisine, là-bas, est délicieuse.
  • Retourner faire un petit tour en France, sur des villes qu’on ne connaît pas. Lyon et Nice sont bien reliées aussi, pourquoi ne pas les envisager pour un week-end. Ce qui me fait penser que j’ai une copine qui vient de faire l’achat d’un bureau à Lyon pour ses activités de freelance, ce serait l’occasion de lui rendre visite !
  • Découvrir la Scandinavie à partir du centre de pouvoir historique, i.e le Danemark ou la Suède, selon les interprétations. Y aller en été, ceci dit. Comprendre en le vivant pourquoi ce nord de l’Europe a été si riche, si dynamique, et pourquoi il reste aujourd’hui assez prospère. Et si ce n’est pas Easyjet qui dessert les villes, il reste des liaisons très abordables vers les plus grandes villes, notamment Helsinki. Profiter des musées, se balader sur des villes construites sur l’eau, pendant qu’on a enfin cessé de nous casser les oreilles avec l’éternelle Venise-dont-le-niveau-change.

Dans tout ça on se demande comment organiser 5 semaines de congés payés pour faire le tour de manière approfondie.

Pour moi, la solution sera dans les week-ends prolongés et la surorganisation. Pendant que des Allemands se prendront la tête à chercher à comparer le prix des hôtels à Paris dans un élan romantique, je ferais pareil pour Helsinki ou Stockholm. Chacun son combat. Mais cette année, je bougerai autant qu’il sera possible. Scotchée à mon siège d’avion à chaque trépidation s’il le faut.

Et vous, vous bougez…?

 

 

 

 

 

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Dernières nouvelles

Janvier commence sur les chapeaux de roue. Enfin, pour être plus précise, c’est l’année qui commence sur les chapeaux de roue. Trop de projets, trop d’envies, trop d’impression d’invincibilité. Il y a des moments, j’ai l’impression d’avoir découvert un autre moi.

La preuve? Je dis tout le temps non tout le temps que je suis pas d’accord (je ne suis jamais d’accord avec personne, y compris parfois moi-même), et y a pas moyen de me faire démordre de ce que j’ai décidé de faire.

D’ailleurs me voici en photo.

Goldorak en photo

Voilà. Ca, c’est moi. Goldorak depuis une vingtaine de jours.

Bon après quand je décide des trucs j’oublie très vite tellement j’ai des pensées fulgurantes tout le temps. Dommage, mais pas grave: il y a une évolution frappante par rapport à l’année dernière à la même époque, enfin du moins ce dont je peux me souvenir à ce stade (ça va peut-être rechanger très bientôt hein- touche du bois Pauline).

J’ai donc décidé d’être un peu plus honnête avec les gens qui viennent me lire. Je déteste les tags.

Enfin bon, c’est pas ça que je voulais dire: en fait je veux faire de ce post une réponse combinée aux cinquantes milles tags que j’ai reçus de je ne sais plus qui il y a la nuit des temps. Le plus récent c’était celui-là, et il va payer pour tous les autres (= merci Tata Nat :) !!).

Attention, concentrez-vous bien, le prochain tag je sais pas si j’arriverai à le faire de mon vivant, à moins de vivre et de bloguer en mode Jeanne Calmant.

Donc 7 choses sur moi. Que dire d’intéressant, umh umh.

1/ Santé: Goldorak sauf quand j’ai la grippe, mais avec des lunettes, parce que les yeux c’est pas ça. Faut pas rigoler, dans la famille on est tous myopes et c’est comme ça. Alors pour contrer ça j’envisage deux stratégies: un, devenir riche et me payer une opération au laser. Deux, devenir riche et me payer toutes les paires de lunettes les plus branchées de la planète. Enfin, je pourrais peut être envisager les deux et prendre juste des faux verres…donc en fait faudrait que je devienne deux fois plus riche que je ne pensais.

2/ J’aime pas trop les volatiles. Ni à manger ni dans la vie, au sens figuré comme au sens propre. Sérieux, une poule sur une route déserte, ça peut être agressif.

3/ Cette année je pars en vacances/ week-end aux Pays-Bas, en France, quelque part en Scandinavie si Dieu le veut, à Hambourg, en France, et puis après on verra. A moi l’Europe.

4/ Je suis en stress total à l’idée de devoir choisir une robe classe pour un mariage classe. Spécialement pour ce mariage-ci, qui sera bien entendu le mariage du siècle (le mien exclu, ndlr). Moyennant quoi j’ai investi dans la machine à coudre, cherché des modèles de couture, mais je sais toujours pas quoi faire ni quoi choisir. Tic tac…

5/ J’envisage de m’inscrire à des cours de finlandais. Le 1er cours a lieu demain. On va voir. Genre demain une heure avant.

6/ Dans la vraie vie, pas mal de gens m’appellent Paulette (seulement sur autorisation. Je peux vite être cassante). Et le pire, c’est que ça me plaît. Ca combine pas mal mon côté autodérision et mon sérieux dramatique. Appellation génialement trouvée par le génial Nico. En parlant de ça il va falloir que j’aille voir ça:

 

Quelqu’un l’a vu ce film? Ca m’intéresse.

7/ Un jour je voudrais être chef. Je sais pas de quoi, mais j’aime hurler des ordres, organiser une équipe, détecter les talents et mettre les gens à une place où ils sont à la fois efficaces et contents. Donc voilà, ça viendra au programme un jour ou l’autre.

Donc sinon, pour les gens que je dois taguer. Ce seront donc les awardés de presque février.

- adapteunmec. Le blog est toujours vivant, donc il doit y avoir une chance que la blogueuse puisse encore nous faire découvrir les dernières lubies de Choupi. On en redemande!

- Lucie, parce qu’elle gagne à être lue. Pour toutes les bonnes infos et les posts bien agréables à lire. Lucie, je ne commente presque plus ces derniers temps, mais ça serait probablement sur ce blog que je le ferais en premier.

- Isa, que je n’ai jamais commentée, et qui appartient encore à un tout autre univers. J’adore lire ce blog, il me donne l’eau à la bouche, et je suis loin d’être la seule. Merci Isa pour toutes tes bonnes recettes.

- Mélanie. A un moment donné j’ai cru que tu disparaissais complètement de la toile. Oh joie de voir que ce n’est pas le cas.

- Le Champignon. Parce qu’un post sans te faire un clin d’oeil, c’est pas possible.

Voilà. Vous savez tout ou presque. Mais par pitié qu’on ne me tague plus avant 2020, sinon je vais pas arriver à suivre le rytme.

 

 

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M le maudit

Connaissez-vous M le Maudit? C’est un classique du cinéma allemand, considéré comme un chef d’oeuvre par la plupart des critiques, mais généralement peu connu du grand public.

M le Maudit

M le Maudit raconte l’histoire d’une traque. Celle d’un pédophile, à Berlin, par la ville entière: citoyens, police et pègre redoublent d’efforts pour identifier l’individu à l’origine de la mort de nombreuses petites filles. Chacun y va de sa contribution, de son idée, pour le retrouver, l’éliminer, et revenir à une vie normale dans un monde qui ne l’est pas. Le meurtrier, c’est celui qui fait passer les banales existences de petites gens désorientés au stade de l’insupportable. Il impose l’absence et la cohue, dérange les affaires de la pègre, jette la discorde entre voisins, révèle au grand jour l’incompétence de la police. Par son traitement presque documentaire des mouvements de traque et la description de la haine populaire, Fritz Lang réalise avec son premier film parlant un chef d’oeuvre intemporel: on pourrait y retrouver le monde d’aujourd’hui, de l’humanité brute concentrée en 110 minutes.

Chaque détail, chaque information a fait l’objet d’un travail de fond. Lang a rencontré un meurtrier de Düsseldorf, est allé demander l’avis de médecins sur les psychopathes, a épluché les faits divers, s’est intéressé de très près à la pègre pour en faire ce qu’il appelle lui-même un reportage. On pourrait quasiment suivre la traque au-dessus d’un plan de Berlin. Pour autant, le film n’a pas la sécheresse habituelle des reportages de l’époque: il bénéficie du savoir-faire de Lang, qui a accumulé des années d’expérience de tournage sur la scène expressionniste, notamment en tournant Metropolis. Le détail de la mise en scène compte autant que les sons ou l’obscurité, qui a elle-même une signification et permet de donner l’envie au spectateur d’aller jusqu’au bout de ce film morbide. On y tient comme on tient à finir un bon livre dont la fin est annoncée par le titre. C’est peut-être cela qui donne l’impression de voir l’Allemagne pré-nazie à chaque minute. Reste que Lang ne préfigure rien, n’annonce rien, ne fait aucun jugement: il se borne à filmer au plus proche de la réalité, en montrant des espaces vides, des scènes de harangue, le petit peuple qui tapine, vole et cambriole et s’estimant au-dessus des lois. Le choix des plans parle de lui-même. Y a-t-il plus parlant que le ballon d’un enfant mort pour mettre un meurtrier face à sa conscience?

Extrait de M le Maudit. Le meurtrier face à son accusateur

Extrait de M le Maudit. Le meurtrier face à son accusateur.

Tout dans ce film est une leçon. Une leçon de sobriété, par l’épure imposée à chaque plan. Une leçon de justice, dans la mesure où la pègre, rapide à s’autodéterminer comme tribunal juste, est rattrapée in extremis par la police et le système légal. Une leçon de psychologie criminelle et une leçon d’humanité, aussi. Mais surtout, on est stupéfié par le jeu d’acteur de Lorre, cet acteur oublié, rond, tout bonhomme, qui devient tour à tour un fou, une pauvre âme, un être machiavélique et abject, une victime de la société et un homme traqué. Un peu plus et on le prendrait chez nous et on lui vendrait un ballon, comme cette pauvre logeuse sourde et ce mendiant aveugle, symboles d’une époque juste, mais si peu attentive au bon moment…

Le film date de 1931. Ce sera l’occasion pour Goebbels de tenter de séduire Fritz Lang en le mettant en charge de projets cinématographiques nazis, avant de mettre ses oeuvres au ban des oeuvres  »dégénérées ». Et pour cause: Lang est parti en France, puis aux Etats-Unis, tournant le dos à l’Allemagne pendant de très longues années. Au total, Lang a réalisé près de 40 film dans trois pays. De quoi figurer parmi les grands, et pas uniquement avec ce titre…

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Le Petit Stollen Illustré

Après avoir lu cet article, j’ai eu envie moi aussi de parler un peu plus de nourriture allemande sur ce blog.

Revenons aux sources: qu’est-ce qu’un Stollen?

Un  Stollen est un pain sucré aux fruits secs, originaire d’Allemagne et consommé traditionnellement au moment de Noël- il est aussi nommé Christstollen et parfois (souvent) cuit dans une forme rappelant les langes d’un nouveau-né, en référence à la culture chrétienne.

Stollen traditionnel. Si vous avez été en Allemagne à Noël vous l'avez sans doute vu...

Stollen traditionnel. Si vous avez été en Allemagne à Noël vous l’avez sans doute vu…

Il existe de nombreuses variantes de cette recette, la plus célèbre étant celle de Marzipanstollen, le Stollen contenant du massepain. La pâte de base est faite avec de la levure de boulangerie fraîche et contient de nombreuses épices ainsi que des fruits séchés, en bon gâteau de l’époque de la Ligue Hanséatique, où on mettait des épices, des fruits secs et des oranges partout on pouvait. Vous n’aimez pas ça? Fuyez.

Autres signes de l’époque à laquelle la tradition a été fixée, le temps de préparation ainsi que les masses considérées: le Stollen se prépare entre fin septembre et fin novembre pour une dégustation à Noël (le temps que les épices imprègnent bien le tout) et dans des formats conséquents (comptez environ 1 kg la pièce moyenne aujourd’hui). On l’associe généralement à la ville de Dresde, bien qu’elle n’en soit pas à l’origine: la cour de Saxe a fait de nombreux Stollen gigantesques et légendaires, contribuant à en faire un symbole régional (un Stollen de 1,5 tonnes, ça doit être quelque chose à voir…). Pour la petite histoire, l’appelation  »Dresdner Stollen » est une marque déposée, utilisable seulement par les fabricants de la région.

Donc on revient à nos moutons. Comment faire un Stollen de base, pas trop compliqué, et surtout délicieux.

Pour la recette, j’ai commencé par consulter ma version personnelle de la Bible.

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J’en ai retenu qu’il fallait utiliser du beurre clarifié, en allemand Butterschmalz afin d’être à la fois plus tradi et plus diétitiquement correct.

Voici la recette utilisée au final:

Ingrédients

- 50 g de citron confit

- 50 g d’orange confite

- 250 g de raisins de Corinthe

- 25g d’amandes en morceaux

- 250 g de raisins noirs ( »Rosinen » en allemand, comment retraduit-on ça précisément en français déjà??)

- rhum à volonté

- 24 g de levure fraîche

- 80 g de sucre

- 125 ml de lait tiède

- 190 g de beurre clarifié

- 500 g de farine

- sel

- une demi-cuillère à café d’arôme à pain d’épice

Conservez aussi un peu de beurre clarifié pour décorer le gâteau à sa sortie du four, et si vous aimez ça, du sucre glace pour aller par-dessus.

La veille au soir:

Prenez l’ensemble des fruits secs et faites-les mariner dans un saladier avec un mélange d’eau et de rhum.

Pour la pâte:

Faire fondre la levure dans le lait, ajouter une demi-cuillère à café de sucre et bien mélanger. Couvrir et laisser reposer au chaud pendant environ 15 minutes.

levure-sucre-lait

Faire fondre le beurre clarifié, le mettre dans un saladier avec le reste du sucre, le sel, la farine, l’arôme à pain d’épices et pour finir le mélange lait-levure-sucre.

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Vous travaillez ensuite le tout pour en faire une pâte homogène et vous laisser reposer environ une heure. Préchauffez le four sur 180 degrés.

Après ce délai, ajoutez les fruits secs, puis laissez la pâte doubler de volume.

On dira ce qu'on veut, faut quand même aimer les fruits secs

On dira ce qu’on veut, faut quand même aimer les fruits secs

Et hop, une heure au four, et voilà! Bon app!

Edit: bonne année à tous!

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