Fin janvier, les bonnes résolutions s’estompent, mais pas les projets ni la bougeotte. Comme je le disais précédemment, cette année, ça bouge vite, ça a de l’ambition et ça projette. Restait à savoir ce qui l’emporte après l’excitation du début du tout premier mois de l’année. Je crois que cela pourrait se résumer par: se donner les moyens de découvrir d’autres horizons.
Et il y en a beaucoup, des horizons. Je vais finir fauchée._.
D’ailleurs on peut regarder la carte 5 minutes pour comprendre ce que je veux dire:

Carte disponible sur http://d-maps.com/carte.php?num_car=2232&lang=fr
En fait, Berlin est beaucoup mieux placée que Paris point de vue tourisme européen (mais pas point de vue tourisme allemand), et ça se ressent dans les têtes. La plupart des capitales européennes sont situées à des distances modérées, on parle Varsovie et Budapest comme on parle Paris et Londres. Ce qui change est la perception intérieure des choses. Vivre à Berlin fait prendre conscience de ce qu’est la Pologne, tandis que les distances psychologiques semblent s’étirer du côté de la péninsule hispanique. On oublie l’intérêt que l’on avait auparavant, on se surprend à ne pas l’envisager comme une destination évidente. La Bretagne, ça paraît le bout du bout du monde. Etrange phénomène d’intériorisation des frontières…
Sélection rapide pour faire un programme touristique intéressant et varié sur un an au départ de Berlin…
- Miser sur Amsterdam pour trois ou quatre jours pendant que l’hiver sévit encore. A portée d’Easyjet, ville riche, intéressante sur beaucoup de plans, très liée linguistiquement et historiquement (…) à la culture allemande. On peut décliner l’expérience sur le mode Arte (visites au musée Anne Frank, etc.), s’amuser à observer un pays très proche des marottes allemandes, manger du Gouda.
- Aller faire un tour aux thermes de Budapest et découvrir la Hongrie, ses paysages, sa culture. Pour les fanas des rois, reines et autres caboches couronnées (non, non, je ne pense à personne en particulier…), il y a moyen de s’occuper.
- Pour la Pologne, prendre une semaine, un groupe d’amis et une voiture, y aller ouvrir grands les yeux. Regarder de près les dernières traces de la Prusse orientale, tendre l’oreille sur la façon polonaise d’aborder cette période de l’Histoire, admirer le style des femmes polonaises, manger comme des dieux tellement la cuisine, là-bas, est délicieuse.
- Retourner faire un petit tour en France, sur des villes qu’on ne connaît pas. Lyon et Nice sont bien reliées aussi, pourquoi ne pas les envisager pour un week-end. Ce qui me fait penser que j’ai une copine qui vient de faire l’achat d’un bureau à Lyon pour ses activités de freelance, ce serait l’occasion de lui rendre visite !
- Découvrir la Scandinavie à partir du centre de pouvoir historique, i.e le Danemark ou la Suède, selon les interprétations. Y aller en été, ceci dit. Comprendre en le vivant pourquoi ce nord de l’Europe a été si riche, si dynamique, et pourquoi il reste aujourd’hui assez prospère. Et si ce n’est pas Easyjet qui dessert les villes, il reste des liaisons très abordables vers les plus grandes villes, notamment Helsinki. Profiter des musées, se balader sur des villes construites sur l’eau, pendant qu’on a enfin cessé de nous casser les oreilles avec l’éternelle Venise-dont-le-niveau-change.
Dans tout ça on se demande comment organiser 5 semaines de congés payés pour faire le tour de manière approfondie.
Pour moi, la solution sera dans les week-ends prolongés et la surorganisation. Pendant que des Allemands se prendront la tête à chercher à comparer le prix des hôtels à Paris dans un élan romantique, je ferais pareil pour Helsinki ou Stockholm. Chacun son combat. Mais cette année, je bougerai autant qu’il sera possible. Scotchée à mon siège d’avion à chaque trépidation s’il le faut.
Et vous, vous bougez…?














