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Kokowäh ou la joie de l’offre cinématographique

Umm, le titre ci-dessus, pour tous ceux qui ignorent l’art et la manière de le lire, est une traduction littérale de la prononciation allemande du mot « coq au vin ». Bon, comme titre de film, cela n’annonce rien de bon, on admet.

Le problème principal n’est cependant pas là. Le problème est que ce film est un pur produit Til Schweiger. Lectrices, si vous ne connaissez pas, je vous suggère d’aller faire un tour sur Google Images en tapant Til Schweiger. Mais surtout, restez calmes: il date de 1963.

Bien, une fois les choses expliquées de façon carrée, j’aimerais lancer un grand débat. Pourquoi, comment est-il humainement possible qu’un navet, même pourvu de bellâtres, même dégoulinant de bons sentiments sponsorisés par Kleenex et alii, fasse salle comble? Comment se fait-il que régulièrement, méthodiquement, l’un d’entre nous cède lui aussi à l’idée selon laquelle le film ne peut pas être si bête? Mais pourquoi ai-je cédé à l’argumentaire?

Synopsis revu et corrigé par moi:

Til court les jupons, mais dans le fond, il est malheureux et c’est un écrivain torturé, ignoré du grand public qui ne voit pas son génie ô combien éclatant. Et tout un coup, la chance de sa vie lui tombe dessus: son ex, devenue célèbre après avoir piqué un manuscrit qu’il avait jeté à la poubelle, le paie pour écrire le scénario du film basé sur le bouquin. Bon, jusque là tout va bien, surtout qu’on sent bien qu’il va y avoir du rapprochement avec l’ex, très belle d’ailleurs (m’énerve). Sauf que: on lui livre sa fille biologique devant sa porte. Que va devenir pauvre Tilou?

Je ne voudrais pas vous gâcher la suite au cas où vous voudriez le voir, j’en ai assez dit comme ça. Par contre, je croise les doigts pour que ce film ne passe pas les frontières…Ca donne du Nathalie Imbruglia entrecoupé par de courtes scènes de dialogues au contenu palpitant (« Wo bist Du denn? In New York« ), du rire et des larmes de Til avec son indéboulonnable fille Emma, et un gros sentiment de déjà vu. Pour vous donner une idée, la bande-annonce…

Reste ensuite à présenter Til Schweiger pour tous ceux qui ne le connaissent pas.

Til est l’un des acteurs les plus en vogue en Allemagne en ce moment. Il sévit dans des comédies qui se ressemblent par leur format: Männerherzen (Le coeur des hommes), Keinohrhasen, Kokowäh. Et ces prestrations ont souvent une suite: autant dire que ça marche très fort.

En dehors de ça, Til a un talent (je parle sérieusement) qu’il semble exploiter relativement peu. Je n’arrive pas à savoir si c’est une erreur de jugement de ma part, ou bien un choix volontaire de son côté de ne faire que des comédies qualifiées de « typisch Schweiger’chen » par quelques Allemands isolés. On l’a vu notamment dans Inglorious Basterds (il est vrai que son personnage ne parlait pas non plus des masses), où il incarne un tueur de nazis pour le moins déterminé. Et il produit, écrit et réécrit. Autrement dit, il est responsable des plus grands succès commerciaux sur les écrans allemands depuis 15  bonnes années…c’est pas gagné. Vous trouverez d’ailleurs plus d’infos sur lui par ici.

J’ai beau réfléchir, je ne comprends pas. Et c’est pas en voyant la foule de la Berlinale que je vais trouver une réponse. Je vais y voir pour l’équivalent d’un an de cinéma, sinon je craque. Berlin, en dehors du Kino Babylon, ce n’est pas le paradis cinématographique…qu’on me donne une Berlinale tous les trimestres!

Au fait les franco-berlinois…psst…vous allez voir quoi vous?

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Retour aux sources: de Funès en Allemagne!

Bon, c’est l’hiver, le temps ici pince à nouveau méchamment, et l’activité bloguesque chute quelques peu… Hélas. Comme d’autres le disent ailleurs, je crois bien qu’on peut parler d’hibernation. Tout prend une dose d’énergie qui paraît insurmontable, au point qu’on se demande comment faire pour maintenir l’équation « travail-vie sociale-courses-administratif », pourtant encore en équilibre honorable. Si on s’écoutait, on resterait à se lover au fond d’un fauteuil, enroulé dans 4 couvertures (minimum) et avec chocolat chaud à disposition, les yeux dans le vague, quasiment prêt à dire que Tokio Hotel est un sommet musical plutôt que de devoir aller chercher ses Brötchen au coin de la rue. C’est dire.

Seulement, dans un bizarre non- instinct de survie que je ne m’explique toujours pas, je  persiste à geler sur mon vélo pour sillonner (pas tous les jours, j’avoue, mais bon…) la ville. Très étrange phénomène, et surtout très gênant pour le porte-monnaie: la moindre Arkade en vue s’apparente à un oasis de chaleur où je fonce me blottir entre un point de départ et un point d’arrivée toujours trop éloignés l’un de l’autre. Les arcades, par ce temps, c’est comme les gâteaux au chocolat: on résiste difficilement à leur attrait.

Aujourd’hui, je me suis donc retrouvée face au paradis des gadgets inutiles chez Saturn, pâle équivalent local de la Fnac- le « pâle » étant bien entendu totalement subjectif, (*ancienne addict de la Fnac*). Depuis mon acquisition impulsive d’un DVD de Max and Moritz au rabais en dessin animé (appellation abusive, les images sont pour le moins…rebutantes: les couleurs inversées, vous aimez?), il faut dire que je me méfiais…Et là, je tombe sur le rayon de Funès: nouveau choc. On vend ici, en terre germanique, des films de ce comique tellement français. Les Gendarmes, Rabbi Jacob, Fantomas…ils sont là. Et je sens que je risque de craquer pour alimenter ma vidéothèque, qu’est-ce que je peux rire devant 5 ou 6 de ses films…

Sauf que: acheter un film culte pour le voir doublé en allemand, je passe mon chemin. Et visiblement avec raison, d’après les recherches que je viens de faire. La Grande Vadrouille fait l’objet d’un débat parmi les fans allemands, voir notamment le lien suivant: mauvaise synchronisation, trois versions différentes, deux titres pour un seul film. Die grosse Sause. Drei Bruchpiloten in Paris. Et tout ça pour un film qui repose quand même sur un gros fond de clichés sur nos amis allemands…et en plus sur un passé à assumer, ce qui ici, est encore bien douloureux.

Comment ça passe en allemand, concrètement? J’ai cherché la bande-annonce en langue locale, disponible ici (commencez à environ 1:00). De Funès qui parle allemand, grands Dieux. Ca me fait vraiment tout bizarre…

Etonnant, non? Autant je comprends le succès allemand de Bienvenue chez les Chtis, autant là, je suis dépassée…C’était bien le film français que je n’aurais jamais pensé pouvoir regarder avec des Allemands. C’est un peu comme si je devais à chaque fois m’étonner que de Funès soit connu ici. Il y a quelques biographies sérieuses sur le marché, mes collègues citent Le Grand Restaurant, et La Grande Vadrouille a sa page allemande sur Wikipedia. Tout ça est un fait, mais pourquoi suis-je encore étonnée…? Dans le sens inverse, je ne connaissais aucun grand comique allemand avant de venir vivre ici…ou alors j’ai loupé une étape?

Pour tous ceux qui auraient oubliés ce film légendaire, un extrait de dialogue que j’adore, c’est tout juste si on y entend pas l’accent français au couteau, même sans le son:

-Are you ?


-You are ?


-Yes. Happy.


-Glad.


-Where is big moustache ?


-I don’t know. And if you don’t know, I don’t know, no !


-I don’t understand !


-You come with me to pick up Peter.


-No, you, you come with me to pick up MacIntosh.


-No, no you…


-I beg your pardon ?!


-And if you don’t come, I… I…Oh merde alors comment on dit ça… ?


-Comment ça « merde alors » ? But alors, you are French !

-You are not english ?

- No.

Et, pour le plaisir, le passage de l’interrogatoire (je serais d’ailleurs curieuse de savoir si ça fait partie des 7 -ou des 22- minutes coupées dans la version allemande…):

Comment ne peut-on pas rire en voyant ça? :)


Louis de Funès & Bourvil à la Kommandantur
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Contes de Noël: Cendrillon, façon DDR

Ca y est, c’est officiel: il fait tellement froid que je ressens le besoin de me calfeutrer chez moi et de savourer des contes, sous forme écrite ou en version filmée. Et bien entendu, je me concentre sur du franco-allemand.

Soyons honnête: chaque année je suis énervée par les théories unilatérales selon lesquelles d’entre nous et eux, seuls les Allemands disposent d’un vrai capital de contes pour enfants. Je vais donc partir dans une théorie franco-allemande, vous pouvez tout de suite aller voir la partie concernant le film en fin d’article si cela vous inspire un peu plus.

L’idée selon laquelle nous n’avons pas de contes propres est fausse, seulement c’est difficile à prouver sans un petit retour en arrière (j’avoue que je ne sais pas nous défendre en direct, ok…Ferais mieux cette année! Notamment grâce à ce post qui me force à lister les arguments ^^). Ce blog étant aussi là pour ça, je profite de l’occasion pour montrer que nous avons aussi de quoi faire. A bon entendeur…

Donc, pour mettre fin à ce débat franco-allemand latent au fond de moi-même et peut être de certains lecteurs:

Les contes, côté français, comme le nom l’indique (« ra-conter »), ce sont d’abord des récits oraux, savamment racontés lors des veillées paysannes qui ont quasiment disparus avec l’urbanisation.  Ils sont faits pour être entendus, cela peut encore se ressentir à la structure de certains (drame en trois actes, avec tension finale, voir par exemple La Barbe bleue. Sous la mise en forme de Perrault, il y a  à mon avis bien autre chose à relever…notamment que c’est fait pour un auditoire!). A un moment ou un autre, des nantis de la cour s’inquiètent de la disparition progressive de ces  récits et se chargent de les coucher sur le papier avec un style relevé. Cela donne le fantastique Cabinet des fées, première « vraie » tentative de sauvegarde de ce patrimoine (courant XVIIIème, si ma mémoire est bonne), après la mode précieuse (fin XVIIème) pour les sauvegarder. Il y a une très belle compilation du Cabinet des fées disponible chez Picquier (très conséquente, aussi), ça peut être un beau cadeau de Noël familial. Je dis ça comme ça, et peut-être aussi parce que j’aurais rêvé de pouvoir avoir ça à partager entre cousins et grands-parents à Noël ;). Si ça vous intéresse, c’est par .

Bref vous m’aurez comprise: les contes français existent bien, et toc. Perrault, le Cabinet des fées, Mademoiselle L’Héritier, Dumas, Nerval, Zola, la comtesse de Ségur (je vous assure qu’elle en a écrit!!) ne comptent pas pour du beurre. Seulement, très souvent, cela relève de l’exercice littéraire et uniquement de celui-ci. On réécrit le conte, on le redécouvre et on le met à disposition d’un public déjà averti qui savoure ses subtilités et juge de son style en fin connaisseur de la langue.

En Allemagne, à l’inverse, les contes mis à disposition du grand public par des connaisseurs des légendes populaires le sont à une période historique assez marquée. Prenez les frères Grimm: ils n’écrivent pas à un moment anodin, et ils ne le font pas d’une façon innocente. Ils collectionnent et rédigent des contes qualifiés de  spécifiquement allemands (on est en plein au moment où notre Bonaparte national -prenez l’expression comme vous le voulez- pousse les peuples européens à se trouver une identité, l’Allemagne en tête…) Et ils le font précisément à la période à laquelle le concept d’enfance s’impose dans les mentalités. J’en ai d’ailleurs touché un mot avec l’histoire du mot « bébé » ici. Ce sont des contes qui sont jusqu’ici porteurs d’une identité claire et d’un message précis: adressés aux enfants. De là à tirer la conclusion que ces contes ont un but éducatif…Alors que nous, eh bien non. Encore une façon de se démarquer, ahlalala ces Français! :)

Bon, je suppose que vous aurez compris mon message et que je peux passer au coeur de mon propos. Pas trop tôt, me direz vous. Je vous entends.

Il y a ici des traditions télévisuelles assez marquées pour les fêtes. Je vous épargne le couplet sur Sissi et ses éternels remakes, je le réserve à un jour improbable de grande fièvre. Par contre je ne vais pas vous épargner avec Trois noisettes pour Cendrillon (Drei Haselnüsse für Aschenbrödel).

Qu’est-ce que c’est?

  • Un film des années 70, avec le style incroyable et improbable des années 70 (allez voir un peu ces costumes! du tonnerre en boule comme diraient certains…ou pas)
  • issu d’une collaboration RDA- Tchécoslovaquie (pardon, impossible de retrouver le nom officiel de l’Etat soviétique de l’époque…). Il y a peut-être un peu de Pologne là-dedans aussi, je ne suis plus très sûre de moi. Lecteurs amis de la langue de Goethe, vous pouvez aller le vérifier sur cette superbe fanpage si le coeur vous en dit.
  • né d’un conte tchèque dont je n’ai pas jamais entendu parler jusqu’ici, de même que son auteur, inconnue au bataillon. Qu’à cela ne tienne: cultivons-nous sauvagement.  Il s’agit d’une des variantes slaves du conte que nous connaissons tous.
  • une référence allemande absolue, du moins à l’Est. Je vous assure: le film passe chaque année de façon réglementaire à la télé et il est regardé de façon quasiment religieuse. Pas moyen d’y couper si vous vivez ici, ce sera votre destin. Autant vous y faire tout de suite. En plus, vous risquez d’aimer.

Personnellement, j’aime: la musique (paraît-il célèbre), la version du conte (beaucoup moins cruelle et interprétable que celle que nous connaissons tous), les paysages neigeux, les dialogues (ah cette simplicité), les animaux partout présents comme des gardiens et tellement plus fiables au fond que les humains…Et aussi le fait qu’on voit un peu de Moritzburg (château près de Dresde) au passage.

Je vous laisse avec un petit trailer inofficiel…

PS: je n’ai pas trouvé ce DVD en vente en France… Appel à témoin: si quelqu’un sait où le trouver en version française, merci de m’en avertir…ça ferait un bien joli cadeau.

Pour tous les fans de contes, vous pouvez aussi investir dans cet autre livre de contes spécifiquement français en allant voir par . Je le recommande fortement!

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L’hiver arrive: réjouissons-nous

Non, non, ce titre ne se veut pas du tout provocateur…Par le froid qui traîne déjà, j’ai attrapé un grippe assez solide, je cherche donc à me redonner au moins le moral en vue de cet hiver qui s’annonce comme le précédent: froid. Gris. Mais surtout: long.

J’aime les défis et j’ai envie de lutter face à cette adversité: on va donc tenter de trouver 10 bonnes raisons de se réjouir de l’arrivée de la nouvelle saison en lieu et place de l’automne berlinois (quoique ça s’est un peu réchauffé pendant que je cédais du terrain face au virus). Prêts…?

1. L’hiver allemand est synonyme de marché de Noël. Qui dit marché de Noël dit ambiance festive, vin chaud, gauffres et quarktaschen (oui, le nom semble barbare, pourtant Dieu que c’est bon quand on aime le quark…). ça dit aussi enfants à profusion. Les enfants, c’est une chose rare dans les rues ou les parcs en Allemagne, Paris me manque entre autres pour cela: ses hordes d’enfants joyeux. Donc, vivement les marchés de Noël.

2. Le froid est un excellent prétexte pour sortir ses accessoires en laine. Bonnets, pulls, écharpes colorés, ornés de motifs qui nous rappellent les vacances en montagne ou les classes de neige où on habillait les bonhommes de neige entre deux séances de luge…ici les offres sont plus sympathiques et il y a de la marge de manoeuvre- même les cafés s’y mettent (il y a  même des bars spécialisés, apparemment: les strickcafés). J’adore!

3. On voit arriver Noël et les vacances à grands pas. Rien de mieux pour tenir face à l’adversité et au climat que de se dire qu’on va pouvoir faire des stocks de bonne humeur et remmener un bout de France dans sa valise (ou d’ailleurs, hein, je parle de moi mais bon, pas de discrimination ici). Une heure d’avion et des patates pour un vrai plaisir à l’arrivée, dans les deux sens: on (moi) fonce à la boulangerie se payer une vraie baguette ou alors et puis on (je) s’offre un Stollen! Que demande le peuple?!

4. En hiver, mange ce qu’il te plaît. Bon, je sais il y a des limites suite au point précédent (ah ça suffit comme ça!) mais pouvoir se cuisiner quelque chose de bon sans complexe, je crois bien qu’il n’y a que l’hiver qu’on peut faire ça. Tartiflette, fondue, tourte, gratin, soupe, spätzle, brühe…selon les goûts et les origines ça varie, mais l’idée de base reste la même.

5. Hiver= neige. Ici, à tous les coups. Peut-être très peu si on a pas de chance, mais quand même. D’ailleurs vous avez déjà remarqué cet étrange pouvoir de la neige? Avant qu’elle ne tombe, l’atmosphère est facilement électrique, mais une fois qu’elle tombe…tout est magique. Un VRAI bonheur à regarder. Je ne suis jamais aussi calme que lors des premières chutes de neige, on dirait qu’elle pose un voile de pureté et d’apaisement sur la ville. J’étais heureuse comme une gamine l’année dernière, je le serai aussi cette année, si, si!

6. En hiver, on dort bien (à moins d’avoir un problème de chauffage, mais ça c’est une autre histoire). On se réapprovisionne en couettes, couvertures, draps, coussins ou on les redécouvre avec un plaisir de gamin. Et on peut à nouveau établir une théorie sur lequel des deux, lit à la française avec draps ou lit à l’allemande avec sa séparation centrale et couettes, est le plus adapté pour tenir l’hiver. Oh bonheur.

7. On peut redécouvrir les contes et les traditions de chaque pays. Au programme pour moi cette année: en savoir plus sur les contes spécifiquement berlinois. Il y a bien sûr Max und Moritz dont je compte vous parler (billet en cours) mais tant d’autres que j’ignore…Sous forme de livre ou de films. A noter d’ailleurs que le régime communiste a laissé un héritage plutôt riche en versions filmées des contes germaniques…semble-t-il de bonne qualité, puisqu’ils arrivent à être commercialisés jusqu’à aujourd’hui. Trois noisettes pour Cendrillon est un de ces films et il est absolument in-ra-table pour tous les fans de contes de fées (ou plutôt devrais-je dire toutes les fans?)

8. Qui dit hiver dit fêtes. Dans tous les sens du terme. Fêtes religieuses pour les croyants, fêtes traditionnelles pour tous et  fêtes « normales » pour tous ceux qui le souhaitent- en gros la majorité ;). Si on va prendre un verre quelque part, il faut aussi avoir le courage de ressortir. A moins d’avoir une vraie obligation derrière, je reste. Toujours. C’est un principe. Moralité: les pots hivernaux chez les amis se finissent en général par une soirée improvisée jusqu’à ce que l’horloge nous sonne à l’oreille. Et ça, ça me plaît.

9. Hiver= ski. J’ai beau ne pas être allée au ski depuis l’an 916, l’idée ne me sort pas de la tête à l’approche du grand froid Peut-être que cette année je vais me laisser tenter. République tchèque, Autriche, Suisse…que des nouvelles pistes à découvrir en tous les cas. A voir!

10. Last but not least: c’est en hiver que les jours recommencent à rallonger! Si, je vous promets!  Sérieusement, s’il y a un plaisir pendant cette saison, c’est bien celui-ci: quand on sait que la fin est proche et qu’on commence à le ressentir…Les quelques minutes de soleil en plus qu’on remarque progressivement, les oiseaux qui recommencent à chanter et dont je m’amuse à repérer les caches avant tout le monde…J’ai adoré l’année dernière et je vais adorer cette année. A tous les coups.

Alors, convaincus…? Et vous c’est quoi vos secrets pour résister à l’hiver?

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Boxhagener Platz: critique

J’ai été voir il y a quelques temps un film allemand, ou plutôt un film berlinois: Boxhagener Platz.  J’y suis allée grâce à une amie qui m’a donné un billet gratuit, c’était un peu un hasard, mais un vrai coup de chance au final :)

Alors, de quoi ça parle? Le film raconte la vie d’une famille de Berlin- Est, fin des années 60. Le père est un policier consciencieux, pur produit de sa hiérarchie et du système politique de l’époque. On voit bien que son rôle est trop lourd pour lui, si bien que cette armure se craquèle un peu…La mère rêve de liberté, de migration clandestine à l’Ouest, d’une vie plus juste. Holger, le fils se tourne vers sa grand-mère pleine de bon sens, drôle et vive, qui vit avec un homme alité et malade pendant que Karl, un bel homme de son âge, se rapproche lentement d’elle… Tout irait pour le mieux si Karl n’avait pas des opinions politiques dérangeantes dont il fait part à Holger, mettant en danger tout un équilibre familial déjà fragile…

Le film est un excellent témoignage de la vie à Berlin- Est avant la chute du mur. Rêves de liberté étouffés, relations familiales aussi fortes que les pressions faites sur chacun des personnages, coexistence d’ex nazi-convaincus, de pro-soviétiques purs et durs et de survivants de la Shoah, vie quotidienne…En un peu plus d’une heure trente, beaucoup de choses sont montrées. J’ai trouvé que le film avait une vraie profondeur et était particulièrement bien desservis par ses acteurs (Jürgen Vogel et Michael Gwisdek en première ligne!).

Seul bémol pour les étrangers (oui, on en revient toujours là…): il faut se faire au dialecte berlinois (pour ceux qui ne connaissent pas, « wat für ein dinck » prononcé à la façon pistolet automatique, sachez que c’est simplement… » was für ein ding »…no comment…). Je connais peu de gens qui le parlent, et quand ils le font ça se limite à quelques mots (« ick » pour « ich », par exemple). Les 20 premières minutes du film, par contre, c’est plus hard que ça!

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Der kleine Nick

Aujourd’hui sort en Allemagne un film que j’ai attendu (et raté) en France: Le petit Nicolas. Qu’on appelle ici « Der kleine Nick« .

Je viens de voir que le Berliner Morgen Post d’aujourd’hui en avait fait une critique élogieuse…de quoi me relancer sur  l’idée d’aller le voir. Vous aurez donc sûrement un petit compte-rendu (« Bericht », comme ils disent ici) dans quelques jours.

De manière générale, il me semble qu’ici les films français sont très bien accueillis, voire même attendus. Bienvenue chez les chtis a été un vrai succès, je ne compte plus les Allemands qui m’en ont parlé spontanément (apparemment l’accent ch’ti aurait été doublé avec un accent spécifique en Allemand – belge? je ne sais plus: à vérifier…) et nous avons apparemment un vrai fan club. Surprenant non? Bon allez, on va pas s’en plaindre :)

En ce qui concerne le livre en soi, vous le trouverez ici sans difficulté. C’est même un très bon moyen d’apprendre la langue! Il y a un an et des poussières, je suis allée à Tübingen (on ne peut pas dire qu’il y ait grand chose là-bas, je me souviens surtout des…librairies…ummmm) et j’ai vu plusieurs petits livres de Reclam sur Der kleine Nick pour les Allemands désireux d’apprendre le français de façon ludique. Voyez plutôt, que demande le peuple!?

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