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Questions d’alimentation: aurait-on des attentes différentes?

Qu’est-ce qu’il y a dans notre assiette? Est-ce qu’il y a des bons et des mauvais aliments? Est-ce que c’est si grave d’être en surpoids? En confrontant la façon dont je mange depuis mon installation ici et la façon dont je mangeais avant, je n’arrive pas vraiment à savoir lequel des deux points de vue est le meilleur- en fait, je pense que nous n’attendons pas les mêmes choses du débat sur la nourriture…

En emménageant ici, du jour au lendemain, les choses ont commencé à m’interroger sur ce plan:  j’ai vu plus de personnes en surpoids dans la rue (il semblerait que 47% des hommes en France soient en surpoids -à un degré ou un autre, s’entend- contre…74% ici!), la nourriture n’est bien entendu pas la même, les façons de cuisiner sont différentes. Impossible de trouver des produits qui me permettent de cuisiner exactement comme en France- je cherche toujours le bon beurre pour cuisiner. Et les cuisines allemandes et françaises avec leurs ustensiles respectifs, c’est un peu le jour et la nuit…Les peurs alimentaires aussi sont différentes- non pas qu’il n’y ait pas d’anorexie ou de boulimie ici (loin de là…) mais que les préoccupations sont divergentes.

Les habitudes alimentaires prises dès l’enfance sont pour le moins différentes. L’école en Allemagne commence très tôt (rare que les cours n’aient pas commencé avant même 8 heures…) et finit très tôt, vers 15h au pire. Il n’y a pas de système de cantine scolaire largement répandu, au lieu de ça, les écoliers prennent un belegtes brot de pain noir ou un brötchen préparé à la maison. Et complètent le tout par un jus de fruit et un ou plusieurs snacks, selon. Le repas du soir a lieu tôt (vers 18 heures, normalement) et est rarement pris en commun: il y a toute la soirée à occuper après, chacun est donc plus ou moins libre de prendre son repas tout prêt dans le frigidaire et d’aller le manger en face de la télévision, dans sa chambre, ou bien ailleurs (eh oui, ici, le must est que chaque enfant ait une télévision à soi. Pas toujours possible, mais toujours envisagé d’après mon expérience…). En fait, le seul repas familial auquel on ne renonce pas semble être le petit déjeuner. Soit en ce qui me concerne l’inverse de ce que j’ai connu…Un bon repas partagé le midi ou le soir en famille, sans télé, sans perturbation extérieure, comme preuve d’une vie saine et bien établie, voilà ma vision très française des choses…qui ici en prend beaucoup pour son grade!

Du point de vue des repas, le plus répandu ici est le repas froid, donc majoritairement constitué  de pain, de légumes et de Streichkäse, qui fait normalement office de repas du soir (une faute courante pour un Français est de dire non pas « ‘Abendbrot » pour le repas du soir mais… »Armenbrot ». Ce qui se passe de commentaires, non?). Ces aliments de base se trouvent facilement dans des supermarchés, mais rarement dans les commerces de proximité, ceux-ci ayant quasiment été exterminés par les premiers- ne cherchez pas d’épicerie à Berlin, vous n’en trouverez pas. Il vous reste donc le choix entre supérettes, supermarchés, marchés (par exemple le marché Turc dont je reparlerai), et magasins d’alimentation bio.

Globalement, les produits disponibles dans les supermarchés sont de bonne qualité (j’exclue les discounts de la liste), il y a d’ailleurs plus de variété au rayon fruits et légumes qu’en France (j’ai découvert quelques légumes ici…). Mais le revers de la médaille est que tout est standardisé, classé, trié: impossible dans ces supermarchés de tomber sur une poire avec une forme déconcertante comme je les aime tant, impossible de tomber sur des choses qui sentent encore un peu la terre. Et je fais partie de ces gens qui n’ont pas assez de temps pour aller régulièrement au marché.

Peut-être que cette nostalgie de ma part pour les produits frais et plus ou moins authentiques est une exception- après tout, j’ai eu la chance de grandir dans une famille qui y attachait de l’importance et qui m’a montré comment les choses étaient faites et d’où elles venaient… Mais je crois que la passion allemande pour le bio et le végétarien (voire vegan, qui est relativement répandu ici aussi) vient en partie de cette différence. Ici, tout le monde veut du bio et du bon produit (il n’est pas rare de voir des débats enflammés sur ce qui est bon et mauvais dans une assiette, avec des chiffres à l’appui dont personne ne sait trop qui les comptabilisés et selon quels critères…). Certains supermarchés discounts tentent donc de jouer sur cette sensibilité et de démocratiser les produits bio. Evidemment, si les commerces de proximité n’existent pas, si la vie en ville ne permet pas ce contact avec les produits frais et naturels, je comprends mieux…

Globalement, j’ai l’impression qu’on se pose ici moins de questions sur l’apparence et donc moins de questions sur la prise de poids- là encore, je ne dis pas que tout le monde obéit à cette règle. Il m’arrive d’ailleurs de me dire que certaines personnes seraient bien malheureuses si elles devaient évoluer dans un milieu aussi critique qu’une rue française, où les remarques, en bien et en mal, fusent sur le corps des passants…Je pense qu’ici la pression sociale sur l’apparence est bien moins importante. En revanche, celle qui porte sur le « bien-manger » l’est beaucoup plus- dans sa portée éthique, s’entend. Il y a donc une vraie différence sur un peu tous les plans, (valeur sociabilisante de la nourriture, regards sur ce qu’est un repas sain, inquiétudes sur la manière dont sont produites les choses…) dont je n’ai certainement pas encore pris toute la mesure. En tous cas ce qui est sûr, c’est que c’est l’une des choses pour lesquelles il est le plus difficile de s »adapter! Mais bon, j’y travaille, j’y travaille :)

Et vous vous en pensez quoi?

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Comment je suis arrivée à Berlin?! Par l’OFAJ!

Je suis arrivée ici grâce à certaines personnes, je me disais donc qu’il fallait leur faire un petit hommage en lançant ce blog…Ce sera chose faite avec ce post ;)

Toutes mes études ont eu lieu en anglais, alors que l’allemand était ma première langue vivante. La langue me manquait, le pays me manquait…j’ai envisagé mon stage de fin d’études comme un moyen d’y remédier.

On m’avait déjà parlé de l’OFAJ, en particulier de ce programme organisé en collaboration avec la Foire du Livre de Francfort. L’OFAJ finance et met en place des séjours pour les jeunes allant jusqu’à trois mois. C’est une belle initiative franco-allemande.

Conditions pour être éligible?

- Postuler avant le 31 juillet de l’année précédent la prochaine session

- Passer un entretien, à mon époque au siège de l’OFAJ à Paris

- Avoir un peu d’expérience dans le domaine cible (bin oui) et parler allemand

- Avoir moins de 30 ans et être disponible entre mars et juin de l’année suivant l’inscription

Avantages du programme:

- Le programme prévoit une phase de préparation (rencontre avec les participants allemands, travail selon la méthode tandem, introduction au monde du travail outre-Rhin…). C’est l’occasion de vous faire des relations avec les membres allemands du programme (de belles amitiés peuvent naître, je confirme ;)) tout en pratiquant l’allemand en douceur.

- Un bon encadrement. Non seulement le nombre de candidats est restreint (10 pour chaque pays) mais en plus il y a un vrai suivi de réalisé. Un grand merci au passage à Magali, Nikki et Katja pour leur aide! Sans oublier Fabienne et Hélène qui nous ont accompagnés pendant les deux semaines de préparation, sur tous les plans.

- Une vraie immersion dans la maison d’édition ou la librairie cible. Bien entendu, tout dépend du choix que vous avez fait au final…Mais l’accent est mis en amont sur l’idée que vous êtes un « mitarbeiter » comme un autre, on vous donne donc les moyens d’agir en conséquence, malgré votre niveau de langue…Au bout d’une petite semaine, j’ai été regardée comme les autres stagiaires de là où j’étais, en gardant toutefois une marge de manœuvre pour en apprendre plus sur les différences de travail.

- Un réseau. J’ai fait le choix de l’Allemagne au-dessus de celui de l’édition, je ne peux donc pas parler en détails…En tous cas, les personnes avec lesquelles j’ai gardées contact semblent le maintenir vivant! Elles se retrouvent en tous les cas pour la seconde fois au salon du Livre de Francfort, cette semaine. Dommage que je ne puisse pas y aller cette année.

- Une vraie chance pour la langue: trois mois plongés seuls dans une ville, ça peut nous changer notre allemand :) Ainsi que notre perception du quotidien…Je ne connaissais pas Berlin autrement que par les yeux d’un touriste moyen, j’imaginais la ville comme l’une de ces villes de l’Allemagne de l’Ouest…rien à voir. Entre le dialecte local, la tradition des « Spätti » (dont je reparlerai plus tard) et les différences est- ouest, il n’y a pas eu assez de trois mois pour m’étonner et m’émerveiller.

- Last but not least: une rémunération de stage digne de ce nom. Peu de stages sont rémunérés en Allemagne (et encore moins à Berlin, à ma connaissance), toucher près de 900 euros par mois est une vraie chance.

Bref je ne peux dire que du bien de cette expérience et vous encourager à aller voir du côté des programmes de l’OFAJ si vous aussi, l’Allemagne vous tente!

Adresse de contact pour les intéressés: info@ofaj.org

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Pourquoi veut-on tant voir Berlin?

Pas de doute, s’il y a une ville en Allemagne qui attire en ce moment, c’est bien Berlin…Effet de mode, ville branchée, jeune, pas chère…La capitale germanique a la cotte.

Côté allemand, Berlin est plutôt mal vue. Ses habitants passent pour des gens arrogants, froids, distants. Le taux de chômage est très haut, le contrôle social faible (vous savez cette manie qu’ont certaines personnes de s’immiscer dans vos affaires pour que vous fassiez les choses à leur manière? C’est ça que j’entends par « contrôle social ». ça peut être la voisine qui vérifie derrière vous que vous faites bien le tri sélectif, comme les gens qui critiquent le look des autres en les croisant dans la rue…). Et il y a une forte minorité turque…je ne vous refais pas la théorie Sarrasin, mais les Turcs en Allemagne…on ne peut pas dire qu’ils soient bien vus, hélas.

Bref: pour un Allemand, une ville attractive, c’est une ville de l’Ouest (et d’une!), voire une petite ville « à taille humaine ». Hambourg, Munich, Stuttgart… un Allemand commencera par vous parler d’elles, puis des villes secondaires, parfois de l’Est, selon votre interlocuteur. Dresde, Leipzig, par exemple.

Reste que nous les Français, on ne voit visiblement pas les choses de la même manière. Avec 30 000 ressortissants ici au bas mot, oui, on peut dire que la ville nous plaît…et quelque chose me dit que je n’ai pas fini d’entendre du Français dans la rue.

A force de m’interroger, j’ai fini par trouver quelques raisons pour lesquelles cette ville nous attire tant:

1. On raisonne sur des modèles différents, les Allemands et nous. Le fédéralisme versus la centralisation, ça vous dit quelque chose?  Après plusieurs mois passés ici, je commence tout juste à prendre la mesure de ce que cela signifie. En termes d’attractivité, de renommé d’une ville, à peu près le jour et la nuit. En France, qu’on l’aime ou non, on pense très souvent Paris et le reste. Cette prédominance parisienne laisse sa trace partout: dans les trajets des trains qui commencent tout juste à évoluer pour éviter un passage absurde par la capitale, dans les activités culturelles (musées, grands théâtres…sont à Paris. En Allemagne, Stuttgart et Hambourg se défendent suffisamment pour être vues comme les meilleures villes pour la musique). Ou encore dans les expressions courantes (« se faire limoger »= se faire envoyer à Limoges, inaccessible depuis Paris dans son sens d’origine; « avoir une mentalité provinciale »…). Cette prédominance est tellement importante qu’elle nous imprègne parfois à notre insu.

Bilan des courses par rapport à mon propos? Eh bien, pour un Français, a priori, les choses sont similaires en Allemagne- personne ne nous a  vraiment expliqué les subtilités qu’il y a derrière le mot « fédéralisme« . Bien entendu, en ce qui me concerne, je savais que d’autres villes étaient plus attractives (Munich par exemple). Mais en bonne Française, j’ai pensé que les trois mois que j’allais passer en Allemagne, mieux valait les passer dans une capitale que je ne connaissais pas encore que dans une ville secondaire, même si tout à fait dynamique par ailleurs- mea culpa, maintenant j’ai compris… Bref: je ne pense pas faire figure d’exception, loin de là.

2. Berlin, c’est pas cher. Facile de s’installer: les colocations sont faciles à trouver (compter entre 250 et 400 euros pour une chambre en plein centre-ville), le discount est presque une religion…pas difficile ici de vivre avec des petits moyens. Parmi les gens qui sont attirés par le rayonnement de cette ville, il y a par conséquent beaucoup d’artistes: musiciens, écrivains, peintres…Facile de venir aussi: les compagnies low-cost sont là, à Schönefeld.

3. Un dynamisme culturel. Je ne parle pas spécifiquement de culture « haut de gamme »- musées & co- qui existe ici aussi, mais plutôt de ce foisonnement d’initiatives qui existe ici. Ce sont des centaines de petits projets qui naissent tous les jours- vite éclos, souvent vite avortés, mais toujours au rendez-vous, éphémères comme la vie d’un papillon. Tous ces artistes qui vivent ici produisent une vie culturelle active dont les formes surprennent au coin d’une rue, par leur forme, par le mode d’expression choisie. Graffitis, peintures murales, looks alternatifs, musique d’exploration, appelez ça comme vous voulez: au fond, on en revient toujours à l’idée que la créativité et ses conséquences ici, ça vole dans l’air…

4. Son histoire. La réunification, le nazisme…qu’on le veuille ou non, ce sont des thématiques qui plaisent en particulier aux Français (pas convaincus? Faites une comparaison internet entre les retombées des 20 ans de la réunification entre les sites français et allemands…). Berlin est LA ville qui réunit à nos yeux tous les pans de cette histoire trouble. C’est à Berlin qu’il y a les traces du Mur, c’est encore à Berlin qu’il y a eu le bunker hitlérien…Je pense que cette mémoire est quelque chose qui joue dans nos perceptions, sinon dans nos ambitions touristiques ou de déménagement.

Sinon…il reste sans doute plein de raisons auxquelles je n’ai pas encore pensé. La question reste ouverte au débat!

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Au pays des machines

Avez- vous déjà remarqué l’expression « allumer la machine » en Français? Ca ne vous a jamais semblé imprécis? Sinon, il faut que vous en débattiez avec les Allemands autour de vous…

En effet, en Allemagne, il y a dans la mesure du possible une machine pour tout. Dire « allumer la machine » n’a pas de sens: on vous demandera bien de laquelle vous voulez parler… Une machine à couper le pain à table, une machine à vaisselle et une machine à café bien sûr, une machine à couper les pommes en morceaux de taille exactement équivalente, sans parler de la récurrente brosse à dents électrique, des automates de la vie extérieure…et il reste tous ces ustensiles étranges qui ne vous viendraient même pas à l’esprit en rêve. Pas vraiment des machines, mais pas vraiment des objets auxquels on penserait spontanément en France. Par exemple le pique-oeuf (Eierpiekser), pour être absolument certains qu’un oeuf dur cuira sans se briser…

Moralité? Les Allemands font une confiance folle à la technique et plus généralement aux outils. La technique surpasse la faiblesse humaine, elle est zuverlässig…fiable comme le veulent nos amis allemands. En d’autres mots, c’est exactement le contraire de nous: nous avons une peur très française d’être des pions dans un système (commercial, étatique, administratif, que sais-je encore…) et nous nous faisons plus confiance à l’humain qu’à un système anonyme. Les Allemands, c’est l’inverse: l’humain est source de malentendu, d’imperfections, d’erreurs.Alors on fait confiance à un système travaillé pour devenir précis comme une horloge.

Cette fascination allemande, vous la retrouverez partout: en voulant acheter un billet de train ou de métro, en voulant retirer votre argent, en faisant la cuisine, dans les horaires toujours respectés des trains (j »en reparlerai, de la précision des trains…on rencontre parfois des gens dont l’occupation principale vous laisse…pensif).

Par conséquent, tout le rapport que nous avons avec les objets, nous les Français, est complètement ignoré: le pain qu’on rompt au repas du soir ou du midi, oublié. Le  jus de fruit frais pressé main, oublié. La pâte à tarte faite à l’ancienne, oubliée- on vous taxera même de ce bon vieil argument selon lequel ce n’est pas hygiénique.

Idem pour le rapport humain: il ne faut plus compter sur le guichetier pour votre carte mensuelle, sauf si vraiment vous avez du temps. et si vraiment vous êtes  dans un station importante (amusez-vous donc à repérer les guichets ici). Battez-vous avec la machine moderne, programmée pour refuser tout billet jugé « trop important ». Rien ne m’énerve plus quand je suis à court de petite monnaie: je veux un billet à 2,60, la machine me refuse mon billet de 5 euros. Je veux m’acheter une carte mensuelle, la machine me refuse fréquemment les 4 billets de 20 (prix d’un abonnement ici: 72 euros). Pratique. Surtout quand on sait qu’un même automate cumule rarement les avantages inouïs d’accepter pièces, billets ET carte bancaire. Ca fait partie des petites choses qui pimentent mon quotidien- et qui d’ailleurs me poussent à prendre mon vélo ;)

Et ce n’est pas toujours simple de s’adapter, mine de rien- la routine, les attentes les plus évidentes, c’est ce qu’il y a de plus dur à changer. Quand on a pas la même routine et les mêmes réflexes que les autres, dur de se mettre subitement à suivre…Mais c’est aussi une belle leçon de vie de voir que tout n’est pas comme chez soi et que tout n’est pas « évident ». Et ça, je ne pouvais l’apprendre qu’ici!

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Histoires de fleurs

Je cherche de temps à autre à lire des livres sur la culture franco-allemande. ça tombe bien, on m’a offert à Noel dernier ce livre qui traite de façon rigolote plusieurs aspects de la vie quotidienne. Je trouve parfois que les choses sont assez tirées par les cheveux, mais en général ça tombe juste.

Dernier exemple en date, cette remarque sur la culture des bouquets chez les fleuristes:

En Allemagne, le fleuriste empaquette le bouquet, on pourrait même dire qu’il l’emmaillotte de façon hermétique, plus soucieux visiblement de le dissimuler ou de le protéger que d’en faire une oeuvre d’art.

C’est du véridique- attention, je ne parle ici que des bouquets composés par vos soins (quoique…). Eh oui: faites le test d’acheter les mêmes arrangements de fleurs à Paris et à Berlin, vous serez surpris. Pourquoi? Parce que les choses sont faites différemment au moment de l’emballage! Je ne me suis pas renseignée sur les prix dans le détail mais il me semble (ou bien est-ce un préjugé…?) que les prix francais sont assez proches de ceux d’ici, à ceci près que l’emballage est inclus. Un bel emballage je veux dire.

Ici le mot juste pour « emballage » est « Verpackung ». Littéralement, de l’empaquètement. Ca donne tout de suite le la: en France, on  emballe, on apprête, en Allemagne on empaquète pour le trajet- impossible d’admirer son bouquet pendant le trajet, il est caché de partout, dissimulé. Car le but ici est d’offrir des fleurs comme si elles venaient directement du champ où on peut les trouver.  Il faut donc les protéger et être naturel (ca, la question du naturel, j’y reviendrais plus tard…une grande obsession me semble-t-il). Apparemment, ce serait très impoli d’offrir des fleurs toujours dans leur emballage. Difficile à comprendre pour moi: un bouquet de fleurs n’est jamais aussi joli que quand on n’a pas encore touché au papier de soie et au ruban…

Voyez plutôt ce que ça donne après un achat, pas très sympa effectivement de l’offrir comme ça:

Je discutais de ca avec une amie d’origine polonaise. Elle me disait que ca la choquait elle aussi: en Pologne, on ne compte pas non plus l’apprêtement dans le prix. Achetez une rose en Pologne, on vous mettra un peu de verdure et un bel emballage. Ici, on a une rose. Point.

Bon ceci dit si vous vous entendez bien avec votre vendeur, les choses peuvent changer ;)

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Apprendre l’allemand sur place: le tandem

Vous arrivez sur place et vous voulez apprendre l’allemand ou l’améliorer? Vous allez vite voir que Berlin est:

1. Une ville où les Français pullulent (non mais franchement!! un scandale!! :))
2. Une ville où il est très possible de se débrouiller avec des rudiments d’anglais
3. Une ville où beaucoup, beaucoup d’Allemands s’intéressent au français, voire le parlent très bien. Je ne sais pas d’où vient cette tendance, mais c’est quelque chose que j’ai vu, revu, et encore revu.

Conclusion: soit vous laissez tomber l’allemand (chacun son truc après tout, on est en démocratie ici aussi), soit vous vous acharnez. Perso, je vote pour la deuxième option: j’adore la langue, sa précision, la façon dont chaque chose doit être sa place. Enfin bref ça n’engage que moi.

Comment faire?

Aller aux cours dispensés par différents organismes (la Volkshochschule pour ne donner qu’un exemple parmi la série: bon marché, pas trop contraignant. Je n’ai pas essayé moi-même mais on ne m’en a dit que du bien), potasser par vous-même (non recommandé, rien de plus déprimant, ça par contre c’est du vécu), ou alors mettre une annonce de tandem sur un site franco-allemand.

Résultat: vous rencontrez une ou des personnes sympas et intéressées par votre langue, vous faites la tournée des bars de Berlin au motif qu’il faut apprendre « la vie courante », vous ne payez rien du tout pour les cours. Et au final vous vous serez certainement fait un ami allemand en plus.

Attention: une annonce peut vous faire parvenir un total d’une bonne vingtaine de mails en deux mois…préparez-vous psychologiquement.

Alors vous vous y mettez quand?

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Parce qu’il faut un début à tout!

Pourquoi Berlin, pourquoi l’Allemagne? Difficile à expliquer: aimer un pays, c’est comme pour le reste: on ne se l’explique pas, on aime, point. Le problème, c’est qu’il y a toujours cette question qui revient sous une forme ou d’une autre: dès qu’on rencontre quelqu’un, hop, la question tombe: « pourquoi es-tu venue en Allemagne? ». Et à chaque fois, on a l’impression de passer à côté de l’essentiel dans sa réponse: je suis là parce que la ville m’a plu, je suis là parce que j’y ai des amis, je suis là parce que je voulais vivre et travailler à l’étranger…Aucune de ces réponses n’est valable à 100%, et ça me travaille intérieurement…d’où ce blog.

Ce blog, je le conçois comme une façon de trouver une réponse autant que comme un endroit où je partagerai avec vous mes découvertes et mon plaisir à vivre ici. Toutes ces petites choses que je remarque au quotidien, j’essayerai de les mettre en question ici. Je vous parlerais de culture berlinoise, de bouquins, de films, de la langue allemande, de bars, de glaciers, de strandbars…bref vous en verrez de toutes les couleurs sur Berlin et la culture franco-allemande!

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