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A la gloire du 1er avril !

Ci-dessous une sélection des choses que j’ai repérées de part et d’autre aujourd’hui. Le poisson d’avril, April’s fools’ day, c’est une tradition française à la base alors soyons fiers :)!!

Donc, dans le désordre, vous allez avoir de quoi faire :):

- La super page fake de Sarenza, qui lance une nouvelle marque certes éphémère. Chapeau au conseiller communication et à la mise en forme. J’espère qu’on pourra encore la voir quelques jours en ligne.

- L’innovation aérienne rapportée par Tuxboard. On y croit presque, sans doute à cause de la photo. Voir ici.

- Le Journal du Net est dans le coup aussi, en rapportant des informations fracassantes. J’aime particulièrement le gros titre: « Mediamétrie publie enfin l’audience Internet de juin 2008« . Ou encore: « Comment pousser votre collègue à la faute: Après des années passées à le supporter, vous avez décidé d’agir. Voici comment mettre votre pire ennemi en bien mauvaise posture. 15 stratagèmes« . Tout découvrir par (sur les blagues, pas sur comment rétamer votre collègue).

- Le Nabu attaque les frères Grimm pour la cause du loup: il n’est jamais trop tard pour bien faire. En lire plus ici.

- Google lance un nouveau service révolutionnaire: Google Motion. Pour ceux qui auraient raté ça, la vidéo est disponible ici.

- Le Spiegel fait une sélection assez sympathique, qu’on peut lire . Terreur d’Angela Merkel face au harcèlement téléphonique supposé de BHL, entre autres.

Et vous, vous avez repéré/ vécu des choses rigolotes aujourd’hui?

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Etranges conclusions de la FAZ…


J’ai cédé comme beaucoup d’autres au dernier test en vogue. Eh bien figurez-vous que même si vous n’avez aucune idée du pluriel des mots, la FAZ peut vous faire l’honneur de vous comparer (certes on vise loin) à une grande plume allemande. Dans mon cas:

Etrange. Je ne suis pas sûre de suivre la logique de la chose: Peter Handke aurait-il la fâcheuse tendance de faire des fautes d’allemand (volontairement, bien entendu) dans ses oeuvres? Enfin bon, un argument de plus pour me défendre quand je me plante dans les pluriels, c’est toujours ça de pris ;)

PS: certains événements récents sont à l’origine de ce silence de deux petites semaines…J’ai néanmoins des choses à vous dire, et pas que sur Peter Handke, alors patience, je reviens bientôt pour de nouveaux posts! Il risque même d’y avoir un hors sujet dans le tas ;)

PS2: on va tenter un changement de visuel pour le printemps. Avais envie d’un truc plus linéaire, un peu plus funky aussi…C’est pas encore tout à fait ça (je veux des thèmes qui ont les bonnes fonctionnalités ET qui sont sympas, pas si facile à trouver…un jour il faudra que je me mette à herumbasteln). Et en plus, ça a un goût de déjà vu pour qui me connaît bien (no comments please, tout est bon pour fuir l’autre qui commençait à m’agacer sérieusement, en clair…) mais si ça vous botte aussi alors pourquoi pas?!

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Humours croisés sur Derrick

En ce moment, on fait dans les grandes découvertes culturelles sur ce blog…

Découverte de la semaine, je ne pouvais pas ne pas en parler ici:


Vidéo découverte sur ce blog d’expat. J’aime bien le coup de « 281 épisodes et pas une seule scène d’action » :). Ma grand-mère et les vôtres appréciaient sans doute précisément pour cette raison.

On disait bien que l’humour, ce n’était pas vraiment quelque chose d’universel ou d’évident, non? Heureuse de voir que ça n’existe pas que dans un sens, visiblement cela ne fait pas rire du tout la demoiselle qui ne saisit pas l’absurdité de la chose…En allant vérifier le wiki allemand, section « Parodies et Hommages », on constate qu’il y a également de la parodie de Derrick sur territoire allemand, mais pas forcément opéré de la même façon.

On va tenter de récapituler calmement…

Côté français:

Cf. la vidéo précédente faite suite à la mort de Horst Tappert et pas très sympa sur le fond, et les petites piques de nos films à la série: une petite réplique par ci, par là, dans Les Visiteurs, des sketchs plus ou moins oubliés, et certainement des tas de choses que j’ignore.

Côté allemand:

Et sans doute des tas d’autres choses. Comme d’hab, je ne suis pas sûre de saisir l’humour de cette vidéo. C’est long, c’est exagéré, mais ça en fait au moins rire deux-trois, des Allemands ;). Il paraît qu’en plus c’est super connu. Vous en riez jusqu’à quel degré, vous?

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Retour aux sources: de Funès en Allemagne!

Bon, c’est l’hiver, le temps ici pince à nouveau méchamment, et l’activité bloguesque chute quelques peu… Hélas. Comme d’autres le disent ailleurs, je crois bien qu’on peut parler d’hibernation. Tout prend une dose d’énergie qui paraît insurmontable, au point qu’on se demande comment faire pour maintenir l’équation « travail-vie sociale-courses-administratif », pourtant encore en équilibre honorable. Si on s’écoutait, on resterait à se lover au fond d’un fauteuil, enroulé dans 4 couvertures (minimum) et avec chocolat chaud à disposition, les yeux dans le vague, quasiment prêt à dire que Tokio Hotel est un sommet musical plutôt que de devoir aller chercher ses Brötchen au coin de la rue. C’est dire.

Seulement, dans un bizarre non- instinct de survie que je ne m’explique toujours pas, je  persiste à geler sur mon vélo pour sillonner (pas tous les jours, j’avoue, mais bon…) la ville. Très étrange phénomène, et surtout très gênant pour le porte-monnaie: la moindre Arkade en vue s’apparente à un oasis de chaleur où je fonce me blottir entre un point de départ et un point d’arrivée toujours trop éloignés l’un de l’autre. Les arcades, par ce temps, c’est comme les gâteaux au chocolat: on résiste difficilement à leur attrait.

Aujourd’hui, je me suis donc retrouvée face au paradis des gadgets inutiles chez Saturn, pâle équivalent local de la Fnac- le « pâle » étant bien entendu totalement subjectif, (*ancienne addict de la Fnac*). Depuis mon acquisition impulsive d’un DVD de Max and Moritz au rabais en dessin animé (appellation abusive, les images sont pour le moins…rebutantes: les couleurs inversées, vous aimez?), il faut dire que je me méfiais…Et là, je tombe sur le rayon de Funès: nouveau choc. On vend ici, en terre germanique, des films de ce comique tellement français. Les Gendarmes, Rabbi Jacob, Fantomas…ils sont là. Et je sens que je risque de craquer pour alimenter ma vidéothèque, qu’est-ce que je peux rire devant 5 ou 6 de ses films…

Sauf que: acheter un film culte pour le voir doublé en allemand, je passe mon chemin. Et visiblement avec raison, d’après les recherches que je viens de faire. La Grande Vadrouille fait l’objet d’un débat parmi les fans allemands, voir notamment le lien suivant: mauvaise synchronisation, trois versions différentes, deux titres pour un seul film. Die grosse Sause. Drei Bruchpiloten in Paris. Et tout ça pour un film qui repose quand même sur un gros fond de clichés sur nos amis allemands…et en plus sur un passé à assumer, ce qui ici, est encore bien douloureux.

Comment ça passe en allemand, concrètement? J’ai cherché la bande-annonce en langue locale, disponible ici (commencez à environ 1:00). De Funès qui parle allemand, grands Dieux. Ca me fait vraiment tout bizarre…

Etonnant, non? Autant je comprends le succès allemand de Bienvenue chez les Chtis, autant là, je suis dépassée…C’était bien le film français que je n’aurais jamais pensé pouvoir regarder avec des Allemands. C’est un peu comme si je devais à chaque fois m’étonner que de Funès soit connu ici. Il y a quelques biographies sérieuses sur le marché, mes collègues citent Le Grand Restaurant, et La Grande Vadrouille a sa page allemande sur Wikipedia. Tout ça est un fait, mais pourquoi suis-je encore étonnée…? Dans le sens inverse, je ne connaissais aucun grand comique allemand avant de venir vivre ici…ou alors j’ai loupé une étape?

Pour tous ceux qui auraient oubliés ce film légendaire, un extrait de dialogue que j’adore, c’est tout juste si on y entend pas l’accent français au couteau, même sans le son:

-Are you ?


-You are ?


-Yes. Happy.


-Glad.


-Where is big moustache ?


-I don’t know. And if you don’t know, I don’t know, no !


-I don’t understand !


-You come with me to pick up Peter.


-No, you, you come with me to pick up MacIntosh.


-No, no you…


-I beg your pardon ?!


-And if you don’t come, I… I…Oh merde alors comment on dit ça… ?


-Comment ça « merde alors » ? But alors, you are French !

-You are not english ?

- No.

Et, pour le plaisir, le passage de l’interrogatoire (je serais d’ailleurs curieuse de savoir si ça fait partie des 7 -ou des 22- minutes coupées dans la version allemande…):

Comment ne peut-on pas rire en voyant ça? :)


Louis de Funès & Bourvil à la Kommandantur
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De l’art de faire une revue de la blogo berlinoise

Une fois tous les 400 ans (au moins), je suis prise d’une idée saugrenue: faire une veille, systématique et organisée, de la blogosphère allemande, et plus particulièrement berlinoise. Il y a des blogs que je suis quasiment au quotidien (béni soit par exemple celui de l’ami David pour tous ses filons sur Friedrichshain), ceux que je surveille quand ça me chante (par exemple, quand j’ai faim et la nostalgie d’un certain temps jadis, celui-ci, le résultat est que je vais faire un casse aux magasins asiatiques dans l’heure qui suit), et puis ceux que j’ignore la plupart du temps parce-que-je-suis-fatiguée-j’ai-parlé-allemand-toute-la-journée-déjà. Soit une écrasante majorité de blogs intéressants, surtout pour une ville dans laquelle on vit…Ahem.

Donc, aujourd’hui est un grand jour: j’ai cherché à consulter un peu de cette masse d’information officieuse sur la vie dans Berlin. Ce qu’il y a bien, avec les blogs, français, allemands, ou encore lunaires, c’est qu’il y a à boire et à manger. On peut apprendre que certaines personnes pourtant très bien sous tous rapports ont parfois des difficultés à communiquer (Selbst ist die Pauline), que la Gentrification touche profondément la Neustadt de Dresde (seule 15% de la population y vivant dans les années 80 y serait encore, voir notamment la vidéo ici) ou que décidément, Westerwelle ne sait pas parler anglais. Tout est donc une question de savoir filtrer l’information, celle qui vous touche personnellement et vous semble crédible, importante, cruciale- vous remarquerez d’ailleurs que par un curieux tour du sort, aucun des exemples précédents n’a de rapport direct avec Berlin, mais passons, c’est comme ça.

Et là, c’est le drame: j’apprends, aujourd’hui, 29 janvier 2011, que j’ai raté un événement crucial lors de ma première année sur le sol berlinois, 2009, alors que j’étais encore dans la fleur de l’âge et susceptible d’un enthousiasme sans pareil. Je pensais pourtant avoir fait le tour de la question avec les 20 ans de la chute du Mur.

Mais non:  faute d’un manque flagrant de curiosité intellectuelle, j’ai raté les 60 ans de l’invention de la Curry Wurst. Je vous assure, je ne savais pas.

Je m’en veux. Je viens d’ailleurs de trouver une ode éloquente à la Curry Wurst en images et en musique (quelle belle voix), que je ne saurais ne pas partager avec vous:

ça me fait rêver, pas vous?

Comment ai-je pris conscience du problème? Eh bien, par le chemin suivant:

1- On consulte ses favoris, section « blogs en allemands », et on pense au passage « mais quand ai-je créé cette catégorie? »

2- On arrive après quelques articles banals sur la Gentrification, Merkel, et les événements berlinois à venir comme le Semi Marathon sur le sacro-saint Blogonade, lequel est effectivement un blog que j’aime suivre, sans même passer par mes favoris poussiéreux, quand j’en ai la force.

3- On est interpellé par le titre de son tout dernier post, qui nous annonce que désormais, le Curry Wurst est aussi disponible en mode pizza. Oui, vous avez bien lu, en pizza. J’en salive déjà.

4- On lit. Lidl vend donc des pizzas au Curry Wurst pour 99 centimes. Laquelle serait, en prime, relativement mangeable. On n’arrête pas le progrès!

5- En état de choc face à cette information, on renonce à écrire un billet sur la Kuchenmanufaktur découverte la veille aux confins de Neuköln et Kreuzberg, et on fait  illico une recherche sur Google avec les mots clés « blog, Curry Wurst, Berlin »

6- On tombe avec ébahissement sur la Vérité, à savoir que le Curry Wurst a eu 60 ans en 2009, et par la même occasion, un musée dédié dans la Schützenstr., juste derrière Checkpoint Charlie, ce qui permet aux touristes de faire d’une pierre deux coups.  Pour le musée du Curry Wurst, j’avoue: je savais, mais j’ignorais totalement sa portée symbolique, et du coup je n’y ai jamais mis les pieds. Une honte. Pour tous les ignorants qui ne tiennent plus, je vous évite la recherche via Google, longue et ardue: allez voir par si vous ne me croyez pas.

Avec 70 millions de Curry Wurst consommées à l’année sur Berlin, des variantes de luxe (vous voyez que j’ai continué la recherche…), je crois bien qu’il est temps de rendre hommage à Herta Heuwer (maintenant je sais comment elle s’appelle) et de bomber le torse: maintenant, je sais. Amis lecteurs, si vous aimez, et que comme moi vous étiez dans l’ignorance, je ne puis vous dire qu’une chose: tous au musée.

Bon, ceci dit…vous lisez la blogo allemande vous…?

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Fichu accent

16: 04. L’heure est solennelle, j’appelle Vatenfall.

Bip.

Petite musique et blabla habituel de Vatenfall.

- Guten Tag, mein Name ist Heike T., was kann ich für Sie tun?

- Guten Tag. Also ich würde gern Kunden werden.

-

- Hallo? Hören Sie mich?

- …. Ja.

- Ich würde gern Kunden bei Euch werden.

- Es tut mir leid, das ist gar nicht möglich.

- Errr, wieso nicht?

- Na ja, Vatenfall ist ein Stromanbieter. Mehr nicht.

- Ja, das weiss ich. Genau deswegen rufe ich Sie an.

- Ich kann aber Ihren Anruf wegen dieser Anfrage nicht berücksichtigen. Sowas wird bei uns nicht gemacht. Kunden können nur Kunden sein, wie soll ich das erklären, na ja…

- Ich würde doch gerne Strom kriegen!! Einen Vertrag eröffnen!!

- Asoooooooooooo, Kunden weeeerDen, nicht weeeeeeeeeeerBen, ich verstehe schon (elle rigole, moi aussi). Alles klar. Ich brauche dann Ihren Vorname und Ihren Name bitte.

- Gerne. Vorname: Pauline (et je prends soin de le dire à l’allemande: Paoooolinnn), Name…

- Wie? Praline?

- NEIN. Pauline.

- Ich verstehe Sie nicht, tut mir leid.

- (très calme) Ich wiederhole. Paoooolinnnn. Also: P wie Peter. A wie…wie…wie…(se concentrer pour ne pas sortir le prénom qui me vient à l’esprit) Anton, U wie Uwe, L wie Lise, I wie Imke, N wie Noelia, E wie…Elke. Paoooolinnn.

- Also, PaoooolinnnEEE.

- Ja, genau das.

Il y a des jours, je crois qu’il faudrait enregistrer mes conversations. Du haut vol, mais qu’est-ce que je peux rigoler, en même temps :)

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Les pires Versprecher…des autres

Fatigue de fin d’année, un peu de craquage après bientôt deux années de galère avec une langue que je pensais  bien acquise…Je ne sais pas vous mais il semblerait que les Versprecher, ces dernières semaines, me cherchent sciemment. Je me demande s’ils ont une conscience propre: c’est peut-être une forme de harcèlement? Une malédiction de fin d’année? Je confonds allègrement des choses basiques, et ca tous les jours.  Voir notamment toute ma frustration envers la langue allemande dans cet article.

Avant de retourner passer quelques jours en terre natale dans ce paradis de la non-hésitation et du non ridicule langagier (vous ne connaissez pas votre chance si vous échappez à ces deux données), je me suis mise en tête de collectionner tous les versprechers ou dialogues de sourds un peu amusants que j’ai entendu ces derniers temps.

Pas pour me moquer, mais pour me dire qu’au moins, je ne suis pas la seule. J’inclus des choses vues, lues, entendues, en francais ou en allemand, de sombres estrangers perdus comme moi ou bien de vrais natifs un peu fatigués. (Je vous épargne Rachida Dati, contents?)

Voici donc mon top 5, en ordre plus ou moins croissant:

1-

« En face de chez moi, ils ont fait une grande maison pour pouvoir faire de l’esclavage. Je suis d’accord, pas de problème, mais pourquoi devant chez moi? « 

Vérification faite, il s’agissait d’escalade. Et dire que je commencais déjà à bouillir un peu intérieurement…

2-

« Ich bin enttäuscht, dass es hier so ist. Alles verwirrend bei Euch. »

Ne pas confondre enttäuscht et erstaunt

3-

« Einer hat sich verletzt, so der Hausmeister. Aber wer? »

« Wieso fragst Du « wer? » wenn Du gerade « Heiner » gesagt hast? »

« Ich habe nicht Heiner gesagt, sondern « einer ». »

« Also Rainer meinst Du. Alles klar. Also ich glaub es nicht. Ihm geht’s doch gut. »

« … »

4-

« Ah, vous êtes aussi un fumier! »

Fumier, fumeur…na ja.

5- Là franchement, il fallait le faire…Mais l’intéressée a-t-elle seulement été informée de sa bourde??

Mes sources:

-  mes amis, mes oreilles (tiens la formule a un relent de Marc Levy. Toutes mes excuses).

- la radio

- un ou deux sites qui les collectionnent, trouvable ici et .

Et vous, un témoignage à faire? Allez, dites-moi que vous êtes témoins ou victimes vous aussi :)

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L’humour allemand

On décrit trop souvent les Allemands comme des gens sérieux…Au point de décourager les gens d’apprendre leur langue. Dans la série clichés, l’Allemand ne sait pas rire.  Le stress le dévore, il ne dort pas, il ne mange pas, il ne rit pas. Tout juste s’il boit sa bière en décochant quelques signes d’assentiment à vos blagues ;). Bref: il garde les lèvres pincées, droit comme un i. Au mieux, c’est un bellâtre, très souvent blond (…soupir…) aux sourcils froncés dans un effort permanent de réflexion concentrée et pesante. Au pire, c’est un emmerdeur qui va tout contrôler, sa vie, la vôtre, corriger vos fautes d’allemand, remettre le paquet sur le désordre français (on aura compris que les Français font la grève, sont des casseurs, des inconscients, et qu’il est dangereux de vivre à Paris). Ok, j’avoue: j’exagère un peu beaucoup le trait. Mais bon…honnêtement, vous vous êtes jamais dit quelque chose dans le genre « de toutes façons ils savent pas rigoler »? « quelle bande de coinços »?

Je parie que si. Et pour cause: l’humour allemand, ça s’apprend. Les Espagnols, les Anglais, les Italiens, enfin bref, les « Autres », ça va être normalement assez simple de les faire entrer dans nos blagues. L’allemand par contre…non. Et comprendre les siennes, ça peut également relever du défi si on a pas quelques clés en main. La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que tout a une fin et qu’on finit par entrer dans le jeu quand même- il m’arrive maintenant de passer pour une boute-en-train (alors que je suis sérieuse, ça y est je vais me remettre à ruminer…), c’était pas gagné pourtant.

Premier constat: l’humour entendu par les Français, ça fonctionne souvent sur le principe du duo comique placé dans les situations les plus invraisemblables, à la façon Laurel et Hardy. Il y a le couple Bourvil- de Funès, il y a le duo Astérix-Obélix, Haddock-Tintin, etc. En France, on rit souvent aux dépens de l’autre, que ce soit le grand niais au coeur d’or, ou bien le petit rusé et mesquin. Bons amis, les protagonistes vont pourtant montrer une certaine cruauté l’un envers l’autre, le but n’est pas d’être tendre…Ce schéma, on peut le répéter à l’infini, même dans Bienvenue chez les Chtis ou Le dîner de cons où il se retrouve en filigranes plus ou moins évidents.Et du côté du rire au quotidien,  les blagues qu’on échange chez soi tournent au final assez souvent autour de questions liées à la sexualité.

En Allemagne, c’est tout l’inverse. L’humour, c’est comme le reste ici: profondément déroutant. Personne ne comprendra vos blagues au premier abord, et vous ne comprendrez pas non plus les leurs. Ha, ha, ha. Ja, der ist aber witzig, il est marrant, mais vous n’avez rien compris. Récapépétons :)

1. Les Allemands rient de bon coeur, mais plus facilement du comique de situation que de la personne en elle-même. On ne se moque pas des gens: das ist doch gemein! Par contre les ambiances, les situations, l’absurdité d’un groupe, ça peut prendre cher.

La preuve en image avec cette vidéo de Loriot qui peut vous laisser…songeur. Du moins si vous n’avez jamais goûté à l’Allemagne, il faut un peu de temps pour comprendre où est l’humour:

2. On ne rit pas sur le sexe. Le sujet semble tabou, y compris pour en rire. Par contre, on rit sur les femmes et leurs manies sans le moindre complexe (en France, les mêmes choses seraient très certainement impossibles à dire!), sous couvert d’une fascination pour le côté sehr charmant de ces dames (je tombe de plus en plus dans le panneau moi-même, le pire, c’est que ça me fait rire tout en sentant l’embrouille…). Pour ceux qui ne connaissent pas, vous pouvez aller consulter ce blog: échanges savoureux garantis, j’aime par exemple beaucoup ce post!

Edit du 13.12.10: on ne rit pas sur le sexe, quand ça implique des personnes ou que le milieu n’est pas assez intime pour. Cela ne signifie bien entendu pas que jeux de mots et blagues appuyées n’existent pas…

3. Le nerf de la guerre, ici, c’est l’ironie. En bon pays à culture luthérienne, qui peut le plus peut le moins, mieux vaut dire peu et faire mouche que dire trop. Cela vaut pour les signes extérieurs de richesse, l’argent que vous allez dépenser pour vivre, la nourriture. Et aussi en humour…Cela n’exclue pas d’avoir recours à l’absurde, bien sûr. Mais bon, je vous laisse savourer Rainald Grebe (attention les oreilles) et ses paroles savoureuses sur le Land de Brandenburg!

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Der kleine Nick

Aujourd’hui sort en Allemagne un film que j’ai attendu (et raté) en France: Le petit Nicolas. Qu’on appelle ici « Der kleine Nick« .

Je viens de voir que le Berliner Morgen Post d’aujourd’hui en avait fait une critique élogieuse…de quoi me relancer sur  l’idée d’aller le voir. Vous aurez donc sûrement un petit compte-rendu (« Bericht », comme ils disent ici) dans quelques jours.

De manière générale, il me semble qu’ici les films français sont très bien accueillis, voire même attendus. Bienvenue chez les chtis a été un vrai succès, je ne compte plus les Allemands qui m’en ont parlé spontanément (apparemment l’accent ch’ti aurait été doublé avec un accent spécifique en Allemand – belge? je ne sais plus: à vérifier…) et nous avons apparemment un vrai fan club. Surprenant non? Bon allez, on va pas s’en plaindre :)

En ce qui concerne le livre en soi, vous le trouverez ici sans difficulté. C’est même un très bon moyen d’apprendre la langue! Il y a un an et des poussières, je suis allée à Tübingen (on ne peut pas dire qu’il y ait grand chose là-bas, je me souviens surtout des…librairies…ummmm) et j’ai vu plusieurs petits livres de Reclam sur Der kleine Nick pour les Allemands désireux d’apprendre le français de façon ludique. Voyez plutôt, que demande le peuple!?

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