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Retour aux sources: de Funès en Allemagne!

Bon, c’est l’hiver, le temps ici pince à nouveau méchamment, et l’activité bloguesque chute quelques peu… Hélas. Comme d’autres le disent ailleurs, je crois bien qu’on peut parler d’hibernation. Tout prend une dose d’énergie qui paraît insurmontable, au point qu’on se demande comment faire pour maintenir l’équation « travail-vie sociale-courses-administratif », pourtant encore en équilibre honorable. Si on s’écoutait, on resterait à se lover au fond d’un fauteuil, enroulé dans 4 couvertures (minimum) et avec chocolat chaud à disposition, les yeux dans le vague, quasiment prêt à dire que Tokio Hotel est un sommet musical plutôt que de devoir aller chercher ses Brötchen au coin de la rue. C’est dire.

Seulement, dans un bizarre non- instinct de survie que je ne m’explique toujours pas, je  persiste à geler sur mon vélo pour sillonner (pas tous les jours, j’avoue, mais bon…) la ville. Très étrange phénomène, et surtout très gênant pour le porte-monnaie: la moindre Arkade en vue s’apparente à un oasis de chaleur où je fonce me blottir entre un point de départ et un point d’arrivée toujours trop éloignés l’un de l’autre. Les arcades, par ce temps, c’est comme les gâteaux au chocolat: on résiste difficilement à leur attrait.

Aujourd’hui, je me suis donc retrouvée face au paradis des gadgets inutiles chez Saturn, pâle équivalent local de la Fnac- le « pâle » étant bien entendu totalement subjectif, (*ancienne addict de la Fnac*). Depuis mon acquisition impulsive d’un DVD de Max and Moritz au rabais en dessin animé (appellation abusive, les images sont pour le moins…rebutantes: les couleurs inversées, vous aimez?), il faut dire que je me méfiais…Et là, je tombe sur le rayon de Funès: nouveau choc. On vend ici, en terre germanique, des films de ce comique tellement français. Les Gendarmes, Rabbi Jacob, Fantomas…ils sont là. Et je sens que je risque de craquer pour alimenter ma vidéothèque, qu’est-ce que je peux rire devant 5 ou 6 de ses films…

Sauf que: acheter un film culte pour le voir doublé en allemand, je passe mon chemin. Et visiblement avec raison, d’après les recherches que je viens de faire. La Grande Vadrouille fait l’objet d’un débat parmi les fans allemands, voir notamment le lien suivant: mauvaise synchronisation, trois versions différentes, deux titres pour un seul film. Die grosse Sause. Drei Bruchpiloten in Paris. Et tout ça pour un film qui repose quand même sur un gros fond de clichés sur nos amis allemands…et en plus sur un passé à assumer, ce qui ici, est encore bien douloureux.

Comment ça passe en allemand, concrètement? J’ai cherché la bande-annonce en langue locale, disponible ici (commencez à environ 1:00). De Funès qui parle allemand, grands Dieux. Ca me fait vraiment tout bizarre…

Etonnant, non? Autant je comprends le succès allemand de Bienvenue chez les Chtis, autant là, je suis dépassée…C’était bien le film français que je n’aurais jamais pensé pouvoir regarder avec des Allemands. C’est un peu comme si je devais à chaque fois m’étonner que de Funès soit connu ici. Il y a quelques biographies sérieuses sur le marché, mes collègues citent Le Grand Restaurant, et La Grande Vadrouille a sa page allemande sur Wikipedia. Tout ça est un fait, mais pourquoi suis-je encore étonnée…? Dans le sens inverse, je ne connaissais aucun grand comique allemand avant de venir vivre ici…ou alors j’ai loupé une étape?

Pour tous ceux qui auraient oubliés ce film légendaire, un extrait de dialogue que j’adore, c’est tout juste si on y entend pas l’accent français au couteau, même sans le son:

-Are you ?


-You are ?


-Yes. Happy.


-Glad.


-Where is big moustache ?


-I don’t know. And if you don’t know, I don’t know, no !


-I don’t understand !


-You come with me to pick up Peter.


-No, you, you come with me to pick up MacIntosh.


-No, no you…


-I beg your pardon ?!


-And if you don’t come, I… I…Oh merde alors comment on dit ça… ?


-Comment ça « merde alors » ? But alors, you are French !

-You are not english ?

- No.

Et, pour le plaisir, le passage de l’interrogatoire (je serais d’ailleurs curieuse de savoir si ça fait partie des 7 -ou des 22- minutes coupées dans la version allemande…):

Comment ne peut-on pas rire en voyant ça? :)


Louis de Funès & Bourvil à la Kommandantur
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Toute la vérité sur le Nutella

J’ai ENFIN compris pourquoi j’ai totalement renoncé au Nutella depuis mon arrivée ici. Voyez plutôt:

Je veux mon Nutella francais!! Et après, on nous dit que la mondialisation, ca lisse toutes les différences de facon dramatique. Je dis non. Preuve à l’appui ;)

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Une autre façon de voir l’art…?

Après un week-end passé avec des étudiants allemands en art, je me suis surprise à NE PAS me demander pourquoi je n’étais plus perturbée par la vision germanique de l’art. Il semblerait que j’ai intégré une partie de leur conception des choses…à ma grande surprise. Je crois qu’on appelle ça de l’intégration :)

Pour revenir rapidement sur les faits: il y a 3 ans et quelques mois, je rencontre à Paris une Allemande en année Erasmus qui deviendra l’une de mes meilleures amies. Elle est étudiante pour devenir professeur d’histoire et d’art, court les expositions et dessine, dessine et dessine encore et toujours. Et là, c’est le drame dans ma tête, au fil de nos conversations je note les informations suivantes:

- les étudiants allemands en art n’ont pas de cours d’histoire de l’art, du moins pas quand ils doivent être profs

- ils accumulent à la place les cours de pédagogie

- ils privilégient nettement l’inventivité à la précision technique- peu de cours de reproduction exacte d’une toile ou d’un objet, mais beaucoup d’examens portant sur la créativité

- ils ne cherchent pas forcément midi à 14 heures, pour ce qui est de trouver un sens à l’oeuvre d’art qu’ils ont sous les yeux, cherchent par contre à identifier les modes de création utilisées

- ils ne se spécialisent pas dans un domaine (dessin, sculpture…), mais font un peu de tout: photographie, peinture, sculpture, marionnettes, collage…

Premier choc culturel, ou premier choc paulinien, j’avais, comment dire, la  bouche ouverte. Le peu que je pensais savoir des études aux beaux arts, à l’époque, allait dans le sens inverse, me montrant un art un peu élitiste, souvent inintelligible (voire voulu comme tel), réservé aux musées et non pas à faire naître au quotidien…Peut-être un préjugé, mais tout de même une idée que l’on m’avait transmise. Pour caricaturer mon idée de l’artiste, quand j’étais de bonne humeur, c’était l’inaccessible  (et géniale) Fabienne Verdier, et quand j’étais de mauvaise humeur, ça donnait ça (ah cet humour gras des années 90):


Les Inconnus – Arrêt culture
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Et là encore, l’Allemagne m’a appris qu’il fallait parfois descendre les choses de leur piédestal, ne pas imaginer les artistes comme des gens forcément surdoués et inaccessibles, y croire et oser un peu plus: l’art est bien à portée de chacun d’entre nous (tiens, on dirait une phrase de Mickey), non seulement à regarder (musées & co) mais aussi à créer. Un peu d’inspiration, un peu d’envie, un peu de sérieux, et hop! on peut faire naître quelque chose de nos 10 doigts, quelle que soit notre aptitude de base. Pas seulement en disant qu’on est doué de ses mains, mais en disant que nous aussi, on fait des choses qui peuvent être « ad-mirables. » C’est pas beau de voir les choses comme ça?

Bref,  die Kunst, en Allemagne, c’est plus proche des arts plastiques ou des arts appliqués que de l’art au sens auquel nous l’entendons, nous, semblerait-il…Non pas que les Allemands ne connaissent pas les artistes dits classiques (loin de là!!) mais qu’ils lui donnent un sens plus pratique, pragmatique que nous le faisons. Et il se trouve que ça me plaît bien. Enfin bon, après, je ne suis absolument pas spécialiste des études d’art en France et je ne cherche pas non plus à m’affirmer sur ce terrain que je connais mal.

Pour tous ceux que cela peut intéresser, un lien vers une expo allemande qui me tient à coeur: das Besonderes im Alltag, à Dresde, du 28.01.11 au 06.02.11. Ou comment voir le quotidien autrement. Pour avoir mis (un peu) le nez dedans, je recommande chaleureusement cette exposition à toute personne de passage sur Dresde. Et je précise au passage que cette ville est géniale, il y a plein d’autres choses à faire là-bas dans la série « culture et plus si affinités »: la Frauenkirche, le  Zwinger, la Neustadt...(avis totalement neutre, bien entendu :))

Et une question pour la route, une: et vous, vous avez remarqué des différences majeures dans l’enseignement entre la France et l’Allemagne?  Que ça concerne l’art ou autre chose…On remarque quand même deux-trois choses au passage en parlant de l’Abitur…En ce qui me concerne, ça me perturbe encore un peu, cette importance de la pédagogie ici!

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Contes de Noël: Cendrillon, façon DDR

Ca y est, c’est officiel: il fait tellement froid que je ressens le besoin de me calfeutrer chez moi et de savourer des contes, sous forme écrite ou en version filmée. Et bien entendu, je me concentre sur du franco-allemand.

Soyons honnête: chaque année je suis énervée par les théories unilatérales selon lesquelles d’entre nous et eux, seuls les Allemands disposent d’un vrai capital de contes pour enfants. Je vais donc partir dans une théorie franco-allemande, vous pouvez tout de suite aller voir la partie concernant le film en fin d’article si cela vous inspire un peu plus.

L’idée selon laquelle nous n’avons pas de contes propres est fausse, seulement c’est difficile à prouver sans un petit retour en arrière (j’avoue que je ne sais pas nous défendre en direct, ok…Ferais mieux cette année! Notamment grâce à ce post qui me force à lister les arguments ^^). Ce blog étant aussi là pour ça, je profite de l’occasion pour montrer que nous avons aussi de quoi faire. A bon entendeur…

Donc, pour mettre fin à ce débat franco-allemand latent au fond de moi-même et peut être de certains lecteurs:

Les contes, côté français, comme le nom l’indique (« ra-conter »), ce sont d’abord des récits oraux, savamment racontés lors des veillées paysannes qui ont quasiment disparus avec l’urbanisation.  Ils sont faits pour être entendus, cela peut encore se ressentir à la structure de certains (drame en trois actes, avec tension finale, voir par exemple La Barbe bleue. Sous la mise en forme de Perrault, il y a  à mon avis bien autre chose à relever…notamment que c’est fait pour un auditoire!). A un moment ou un autre, des nantis de la cour s’inquiètent de la disparition progressive de ces  récits et se chargent de les coucher sur le papier avec un style relevé. Cela donne le fantastique Cabinet des fées, première « vraie » tentative de sauvegarde de ce patrimoine (courant XVIIIème, si ma mémoire est bonne), après la mode précieuse (fin XVIIème) pour les sauvegarder. Il y a une très belle compilation du Cabinet des fées disponible chez Picquier (très conséquente, aussi), ça peut être un beau cadeau de Noël familial. Je dis ça comme ça, et peut-être aussi parce que j’aurais rêvé de pouvoir avoir ça à partager entre cousins et grands-parents à Noël ;). Si ça vous intéresse, c’est par .

Bref vous m’aurez comprise: les contes français existent bien, et toc. Perrault, le Cabinet des fées, Mademoiselle L’Héritier, Dumas, Nerval, Zola, la comtesse de Ségur (je vous assure qu’elle en a écrit!!) ne comptent pas pour du beurre. Seulement, très souvent, cela relève de l’exercice littéraire et uniquement de celui-ci. On réécrit le conte, on le redécouvre et on le met à disposition d’un public déjà averti qui savoure ses subtilités et juge de son style en fin connaisseur de la langue.

En Allemagne, à l’inverse, les contes mis à disposition du grand public par des connaisseurs des légendes populaires le sont à une période historique assez marquée. Prenez les frères Grimm: ils n’écrivent pas à un moment anodin, et ils ne le font pas d’une façon innocente. Ils collectionnent et rédigent des contes qualifiés de  spécifiquement allemands (on est en plein au moment où notre Bonaparte national -prenez l’expression comme vous le voulez- pousse les peuples européens à se trouver une identité, l’Allemagne en tête…) Et ils le font précisément à la période à laquelle le concept d’enfance s’impose dans les mentalités. J’en ai d’ailleurs touché un mot avec l’histoire du mot « bébé » ici. Ce sont des contes qui sont jusqu’ici porteurs d’une identité claire et d’un message précis: adressés aux enfants. De là à tirer la conclusion que ces contes ont un but éducatif…Alors que nous, eh bien non. Encore une façon de se démarquer, ahlalala ces Français! :)

Bon, je suppose que vous aurez compris mon message et que je peux passer au coeur de mon propos. Pas trop tôt, me direz vous. Je vous entends.

Il y a ici des traditions télévisuelles assez marquées pour les fêtes. Je vous épargne le couplet sur Sissi et ses éternels remakes, je le réserve à un jour improbable de grande fièvre. Par contre je ne vais pas vous épargner avec Trois noisettes pour Cendrillon (Drei Haselnüsse für Aschenbrödel).

Qu’est-ce que c’est?

  • Un film des années 70, avec le style incroyable et improbable des années 70 (allez voir un peu ces costumes! du tonnerre en boule comme diraient certains…ou pas)
  • issu d’une collaboration RDA- Tchécoslovaquie (pardon, impossible de retrouver le nom officiel de l’Etat soviétique de l’époque…). Il y a peut-être un peu de Pologne là-dedans aussi, je ne suis plus très sûre de moi. Lecteurs amis de la langue de Goethe, vous pouvez aller le vérifier sur cette superbe fanpage si le coeur vous en dit.
  • né d’un conte tchèque dont je n’ai pas jamais entendu parler jusqu’ici, de même que son auteur, inconnue au bataillon. Qu’à cela ne tienne: cultivons-nous sauvagement.  Il s’agit d’une des variantes slaves du conte que nous connaissons tous.
  • une référence allemande absolue, du moins à l’Est. Je vous assure: le film passe chaque année de façon réglementaire à la télé et il est regardé de façon quasiment religieuse. Pas moyen d’y couper si vous vivez ici, ce sera votre destin. Autant vous y faire tout de suite. En plus, vous risquez d’aimer.

Personnellement, j’aime: la musique (paraît-il célèbre), la version du conte (beaucoup moins cruelle et interprétable que celle que nous connaissons tous), les paysages neigeux, les dialogues (ah cette simplicité), les animaux partout présents comme des gardiens et tellement plus fiables au fond que les humains…Et aussi le fait qu’on voit un peu de Moritzburg (château près de Dresde) au passage.

Je vous laisse avec un petit trailer inofficiel…

PS: je n’ai pas trouvé ce DVD en vente en France… Appel à témoin: si quelqu’un sait où le trouver en version française, merci de m’en avertir…ça ferait un bien joli cadeau.

Pour tous les fans de contes, vous pouvez aussi investir dans cet autre livre de contes spécifiquement français en allant voir par . Je le recommande fortement!

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La logique du don

Il y a des choses comme ca qui vous font bondir et vous donnent des envie de partir en courant- chez Môman, au moins, le glauque ne choque presque plus.

Je câle devant les Berlinois qui toussent et crachent dans le bus (encore vu hier!!), les récupérateurs de bouteilles consignées dans les poubelles, qui passent tous les 3 mètres (ils en vivent, au final…) et qui sont partout dans la ville.

Et de même devant cette manie de tout comptabiliser. Chez nous, un service est un service: gratuit. Ici, tout a un coût. Absolument tout. Même un tout petit, je ne trouve pas ca  évident… Vos amis vous demandent expressément de rembourser 2,30 euros sans faute le lendemain (au cas où vous voudriez mettre en bourse cette somme astronomique). Le cordonnier fait mal son boulot, vous lui demandez de rectifier: ok, mais pas sans raquer 3 euros…

Je suppose que c’est un trait très francais de considérer l’entraide comme une évidence gratuite ou bien comme carrément  non existente. A l’inverse, ici, on semble penser qu’il est normal de l’encourager parce qu’elle est trop rare, donc on rémunère.

Dernière découverte en date, celle qui concerne le don du sang, faite grâce à NiKo qui pose décidément des questions apparemment anodines et qui ne le sont jamais autant que ca…

En ce qui concerne le don du sang, je ne suis pas quelqu’un de bien renseigné en général. Peut-être que j’enfonce une porte ouverte pour tous les (franco-)berlinois lecteurs du blog avec ce post…Toujours est-il que la plupart des donneurs de sang en Allemagne sont payés. Oui, vous avez bien lu: payés.

J’ai donné mon sang plusieurs fois en France, à l’EFS. On vous offre un goûter, on discute avec les gens, ca ne dure pas trop longtemps non plus. Et puis on repart tout content: la B.A du jour, voire du trimestre, elle est faite.

Ici, les gens attendent entre 20 et 30 euros pour chaque don du sang. Je trouve ca choquant, voire malsain de la part du donneur. Je donne pour sauver des vies, pourquoi devrais-je le faire pour toucher une rémunération? Ca salit tout non?

J’en ai parlé avec un ami allemand, voici en gros la retranscription de la conversation:

- sag mal  [dis]
- mal  [je dis]

- findest Du das normal, geld für blutspende zu kriegen??  [tu trouves ca normal qu’on soit payé pour donner du sang??]
- das ist gängige praxis hier in DE  [c’est une pratique courante ici en Allemagne]

- das ist bei uns immer ohne entschädigung [chez nous c’est toujours sans rétribution]. verkauft ihr denn mal euer blut? oder wollt ihr leben retten? [vous vendez votre sang? ou alors vous voulez sauver des vies?]

- machen auch nicht alle so. das DRK gibt wohl nur essen und trinken [tout le monde ne fait pas les choses comme ca. La DRK ne donne qu’à boire et à manger]

- AH (denkt ein Weilchen)  [AH] (réfléchit un petit moment) . ich hab also respekt vor DRK. was immer es sein kann.  [du coup j’ai du respect pour la DRK. quoi que ca puisse être.]

- es geht darum, die menschen zu locken.  [c’est pour appâter les gens]. es wird viel mehr blut gebraucht als spender da sind [il y a toujours besoin de plus de sang qu’il n’y a de donneurs]

- habe ich mir auch so gedacht. aber trotzdem. [c’est bien ce que je pensais. mais quand même]. und es bleibt auch so, dass jeder maximal 4x pro jahr spenden darf, oder? [et c’est toujours limité à 4 fois par ans maximum, non?]

- 4x?du kannst blutplasma alle 2 bis 3 tage spenden.  [4 fois? tu peux donner ton plasma tous les 2 ou 3 jours]. vollblutspenden alle 8 wochen [pour la totale c’est toutes les 8 semaines]

- echt?  [sérieux?]

-  ja. das blut regeneriert sich recht schnell  [oui. le sang ca se régénère vraiment vite]

- ich habe irgendwo gelesen, es war laut geschlecht gerechnet. [j’ai lu quelque part que c’était limité en fonction du sexe] 4x für frauen, 6x für männer[4 fois pour les femmes, 6 pour les hommes]

- naja, das ist bestimmt quatsch [umm, c’est certainement des conneries]
- das heiss, es muss wohl menschen geben, die damit leben. furchtbar. oder? [donc en gros, il doit y avoir des gens qui en vivent. c’est glauque. non?]

Je vous laisse tirer vos propres conclusions éthiques/morales sur le problème. Moi, je file à la DRK (dont j’ai compris après quelques efforts qu’il s’agit de la Croix Rouge allemande). En revanche, ca ne m’empêche pas de lancer la question à la volée: la solidarité, c’est culturel, naturel, ou acquis par l’éducation? Parfois je me demande si certains traits de mon caractère ne sont pas typiquement francais, ou typiquement familiaux, ou typiquement de moi, ou typiquement humains…*équation insoluble**Pauline commence une nouvelle série prise de tête* *na ja*.

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Le temps de vivre

Ceci est ma contribution au concours de Chrys dont je trouve l’idée vraiment, vraiment sympathique. Le temps, il y a tellement de choses à dire dessus…Le temps qu’on a, le temps qu’on perd, le temps qu’on gagne, le temps qu’on regrette, le temps qu’on a pas (mais dont a toujours le temps de dire qu’on ne l’a pas, c’est encore le plus intéressant ;)), le temps qu’il fait, le temps qu’il faut, etc. , etc. En fait, on passe notre vie à estimer le temps et ses implications: ça au moins, le temps, c’est comme l’espoir dans la légende de Pandore- tout le monde est logé à la même enseigne.

Bref: quand j’ai vu l’idée de Chrys, je me suis dit que c’était génial comme sujet et que je pouvais faire un billet là-dessus. Ce ne sont pas les idées qui me manquent pour alimenter ce blog, mais plutôt le fait que j’aime écrire et poster quelque chose qui correspond à ce que je vis actuellement, enfin plus précisément quand je poste…mon blog n’est pas destiné à être un espace perso (le but, c’est de vous parler de mon affection pour ce pays et des choses que j’y vois), mais c’est quand même un projet dans lequel je mets un petit bout de mon âme. J’ai des posts de prêts, et pourtant je ne les publie pas tant que je ne me reconnais pas dedans au moment où je suis sur mon petit espace admin. Ou le blogging revisité par moi :). Et écrire sur le temps, aujourd’hui, oui ça me dit, et pas qu’un peu!

Je ne vais pas parler de n’importe quel temps- et d’ailleurs, oui, je vais aussi vous en parler de façon à faire une comparaison « rhénane » . Là-haut dans ma liste sommaire il en manque au moins une sorte, celle qui me plaît le plus: le temps vécu. Le temps qu’on apprécie ou non, celui qui nous surprend par sa longueur ou sa rapidité. Dans l’exposition Körpenwelten qui est passée à Berlin l’année dernière (vous savez cette expo sur le corps humain?), il y avait une série de citations, dont une qui m’a beaucoup marquée (forcément, quand on passe le cap fatidique de 25 ans, on commence à cogiter). C’était dans le goût de « man muss ein langes Leben haben, um endlich mal zu wissen, wie kurz das Leben eigentlich ist ».* Autrement dit, qu’on commence à valoriser le temps une fois passé un certain âge, une fois passé l’excitation de la grande jeunesse, une fois passée la prise d’habitude liée à l’entrée dans la vie adulte: conduire, voir le monde, travailler, s’installer, se mettre en couple ou non…Tout ne commence qu’une fois, une fois que la magie du commencement s’évanouit, il nous reste simplement le temps vécu. Au sens passif (la mémoire, qui trie le meilleur comme le pire) et au sens actif (savourer -ou endurer- le moment présent, lui faire dépasser ses limites statistiques, ne pas le compter en secondes, en minutes, heures ou jours, mais en « instants »). Je crois que cette phrase m’a marquée parce qu’elle correspondait, aussi, à ma découverte d’une autre façon d’apprécier les choses.

Je ne peux pas dire si cette découverte est à 100% due à ma présence en Allemagne. Toujours est-il que j’ai nettement changé sur ce plan depuis mon déménagement ici, et que je cherche maintenant vraiment à prendre le temps, plutôt que d’être sur tous les fronts Non pas que j’y arrive (il faudra repasser pour ça…), mais que le concept de Gemütlichkeit, il m’est entré dans la peau. « Gemütlich », c’est un mot qui concerne d’abord une pièce, une atmosphère, une ambiance. Un peu comme l’anglais « cosy ». Mais il y a aussi derrière ce mot un peu de plus de magie: si on vous dit que quelque chose est gemütlich chez vous, c’est un vrai compliment qui vous est fait…Vous avez pris le temps de faire les choses, les minutes sont presque suspendues et on savoure le moment présent à vos côtés. Il y a d’autres mots qui expriment un peu la même idée, au détour d’une phrase, comme une allusion masquée…Günstig, par exemple. J’ai mis un temps fou à comprendre ça, mais je l’ai compris: « günstig » ne veut pas seulement dire « bon marché ». Le mot signifie aussi malin, approprié, avisé. Par exemple: « Es ist ungünstig jetzt zu fahren, wird ehe zu spät » (que je traduirais pas « ce n’est pas avisé d’y aller maintenant, il va être trop tard »). Là où je veux en venir, c’est que la langue allemande a -à mon sens, je pars peut-être dans une théorie qu’un germaniste pourrait descendre en flammes en deux secondes- a une capacité à donner de la valeur au temps.

La parisienne que j’étais était toujours pressée, toujours en train de courir, toujours sur tous les fronts. Je marche moins vite dans les rues berlinoises, je mange moins vite, je suis moins agressive et « straight to the point » qu’auparavant. Ca c’est pour le positif en termes d’attitudes générales (le négatif sur ce plan, pour être honnête, je n’ai pas encore assez de recul pour l’identifier…). Et puis il y a tout ce qui relève de la compréhension de certaines attitudes culturelles: faire les choses dans l’ordre et pas en même temps, c’est important quand on vit ici (les Français ont un don pour gérer des milliards de choses en simultané. Je ne dis pas que c’est bien ou mal, je dis simplement que c’est VRAIMENT l’une de nos capacités nationales…d’ailleurs l’idée de faire un post à ce sujet m’a traversé l’esprit…). Ou encore, dans la série interculturelle:  séparer systématiquement l’utile et l’agréable. Ici, vous allez au cybercafé vérifier une info, vous ne faites autre chose QUE si vous avez payé une session et que vous voulez l’utiliser jusqu’au bout. Du moins je vous déconseille d’aller ouvrir un autre site parce que ça vous traverse l’esprit, si vous êtes entouré d’Allemands à ce moment-là…De même quand vous vous détendez: quand on se détend, on se détend. Enfin bref.

Je pense que cette vision des choses m’a été apportée par Berlin et l’art de vivre ici. Lentement, très lentement, j’ai compris que cette façon d’anticiper et de stresser en amont (il faut bien le dire, pour nous cela se présente comme du stress même si ça n’en est pas…) n’est pas une tentative hystérique pour organiser sa vie, mais une façon de se faire un très beau cadeau à soi-même: s’offrir un petit capital de sérénité, de temps suspendu, pour quelques heures précieuses… Il y a des dizaines de choses qui me manquent de ma vie d’avant et de sa rapidité un peu enivrante, et je ne peux pas nier que parfois, le fait de faire une chose à la fois, de systématiquement chercher à suivre un ordre établi n’est pas une chose facile…Mais la conséquence de cette attitude, elle m’est vraiment bénéfique, et je crois que je ne suis pas la seule: combien je suis devenue calme intérieurement…A ne plus s’y reconnaître.

Pour aller participer chez Chrys, c’est par , et c’est jusqu’au 30 octobre, minuit!

* Il faut avoir une longue vie derrière soi pour enfin se rendre compte à quel point la vie est courte.

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Comment je suis arrivée à Berlin?! Par l’OFAJ!

Je suis arrivée ici grâce à certaines personnes, je me disais donc qu’il fallait leur faire un petit hommage en lançant ce blog…Ce sera chose faite avec ce post ;)

Toutes mes études ont eu lieu en anglais, alors que l’allemand était ma première langue vivante. La langue me manquait, le pays me manquait…j’ai envisagé mon stage de fin d’études comme un moyen d’y remédier.

On m’avait déjà parlé de l’OFAJ, en particulier de ce programme organisé en collaboration avec la Foire du Livre de Francfort. L’OFAJ finance et met en place des séjours pour les jeunes allant jusqu’à trois mois. C’est une belle initiative franco-allemande.

Conditions pour être éligible?

- Postuler avant le 31 juillet de l’année précédent la prochaine session

- Passer un entretien, à mon époque au siège de l’OFAJ à Paris

- Avoir un peu d’expérience dans le domaine cible (bin oui) et parler allemand

- Avoir moins de 30 ans et être disponible entre mars et juin de l’année suivant l’inscription

Avantages du programme:

- Le programme prévoit une phase de préparation (rencontre avec les participants allemands, travail selon la méthode tandem, introduction au monde du travail outre-Rhin…). C’est l’occasion de vous faire des relations avec les membres allemands du programme (de belles amitiés peuvent naître, je confirme ;)) tout en pratiquant l’allemand en douceur.

- Un bon encadrement. Non seulement le nombre de candidats est restreint (10 pour chaque pays) mais en plus il y a un vrai suivi de réalisé. Un grand merci au passage à Magali, Nikki et Katja pour leur aide! Sans oublier Fabienne et Hélène qui nous ont accompagnés pendant les deux semaines de préparation, sur tous les plans.

- Une vraie immersion dans la maison d’édition ou la librairie cible. Bien entendu, tout dépend du choix que vous avez fait au final…Mais l’accent est mis en amont sur l’idée que vous êtes un « mitarbeiter » comme un autre, on vous donne donc les moyens d’agir en conséquence, malgré votre niveau de langue…Au bout d’une petite semaine, j’ai été regardée comme les autres stagiaires de là où j’étais, en gardant toutefois une marge de manœuvre pour en apprendre plus sur les différences de travail.

- Un réseau. J’ai fait le choix de l’Allemagne au-dessus de celui de l’édition, je ne peux donc pas parler en détails…En tous cas, les personnes avec lesquelles j’ai gardées contact semblent le maintenir vivant! Elles se retrouvent en tous les cas pour la seconde fois au salon du Livre de Francfort, cette semaine. Dommage que je ne puisse pas y aller cette année.

- Une vraie chance pour la langue: trois mois plongés seuls dans une ville, ça peut nous changer notre allemand :) Ainsi que notre perception du quotidien…Je ne connaissais pas Berlin autrement que par les yeux d’un touriste moyen, j’imaginais la ville comme l’une de ces villes de l’Allemagne de l’Ouest…rien à voir. Entre le dialecte local, la tradition des « Spätti » (dont je reparlerai plus tard) et les différences est- ouest, il n’y a pas eu assez de trois mois pour m’étonner et m’émerveiller.

- Last but not least: une rémunération de stage digne de ce nom. Peu de stages sont rémunérés en Allemagne (et encore moins à Berlin, à ma connaissance), toucher près de 900 euros par mois est une vraie chance.

Bref je ne peux dire que du bien de cette expérience et vous encourager à aller voir du côté des programmes de l’OFAJ si vous aussi, l’Allemagne vous tente!

Adresse de contact pour les intéressés: info@ofaj.org

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Pourquoi veut-on tant voir Berlin?

Pas de doute, s’il y a une ville en Allemagne qui attire en ce moment, c’est bien Berlin…Effet de mode, ville branchée, jeune, pas chère…La capitale germanique a la cotte.

Côté allemand, Berlin est plutôt mal vue. Ses habitants passent pour des gens arrogants, froids, distants. Le taux de chômage est très haut, le contrôle social faible (vous savez cette manie qu’ont certaines personnes de s’immiscer dans vos affaires pour que vous fassiez les choses à leur manière? C’est ça que j’entends par « contrôle social ». ça peut être la voisine qui vérifie derrière vous que vous faites bien le tri sélectif, comme les gens qui critiquent le look des autres en les croisant dans la rue…). Et il y a une forte minorité turque…je ne vous refais pas la théorie Sarrasin, mais les Turcs en Allemagne…on ne peut pas dire qu’ils soient bien vus, hélas.

Bref: pour un Allemand, une ville attractive, c’est une ville de l’Ouest (et d’une!), voire une petite ville « à taille humaine ». Hambourg, Munich, Stuttgart… un Allemand commencera par vous parler d’elles, puis des villes secondaires, parfois de l’Est, selon votre interlocuteur. Dresde, Leipzig, par exemple.

Reste que nous les Français, on ne voit visiblement pas les choses de la même manière. Avec 30 000 ressortissants ici au bas mot, oui, on peut dire que la ville nous plaît…et quelque chose me dit que je n’ai pas fini d’entendre du Français dans la rue.

A force de m’interroger, j’ai fini par trouver quelques raisons pour lesquelles cette ville nous attire tant:

1. On raisonne sur des modèles différents, les Allemands et nous. Le fédéralisme versus la centralisation, ça vous dit quelque chose?  Après plusieurs mois passés ici, je commence tout juste à prendre la mesure de ce que cela signifie. En termes d’attractivité, de renommé d’une ville, à peu près le jour et la nuit. En France, qu’on l’aime ou non, on pense très souvent Paris et le reste. Cette prédominance parisienne laisse sa trace partout: dans les trajets des trains qui commencent tout juste à évoluer pour éviter un passage absurde par la capitale, dans les activités culturelles (musées, grands théâtres…sont à Paris. En Allemagne, Stuttgart et Hambourg se défendent suffisamment pour être vues comme les meilleures villes pour la musique). Ou encore dans les expressions courantes (« se faire limoger »= se faire envoyer à Limoges, inaccessible depuis Paris dans son sens d’origine; « avoir une mentalité provinciale »…). Cette prédominance est tellement importante qu’elle nous imprègne parfois à notre insu.

Bilan des courses par rapport à mon propos? Eh bien, pour un Français, a priori, les choses sont similaires en Allemagne- personne ne nous a  vraiment expliqué les subtilités qu’il y a derrière le mot « fédéralisme« . Bien entendu, en ce qui me concerne, je savais que d’autres villes étaient plus attractives (Munich par exemple). Mais en bonne Française, j’ai pensé que les trois mois que j’allais passer en Allemagne, mieux valait les passer dans une capitale que je ne connaissais pas encore que dans une ville secondaire, même si tout à fait dynamique par ailleurs- mea culpa, maintenant j’ai compris… Bref: je ne pense pas faire figure d’exception, loin de là.

2. Berlin, c’est pas cher. Facile de s’installer: les colocations sont faciles à trouver (compter entre 250 et 400 euros pour une chambre en plein centre-ville), le discount est presque une religion…pas difficile ici de vivre avec des petits moyens. Parmi les gens qui sont attirés par le rayonnement de cette ville, il y a par conséquent beaucoup d’artistes: musiciens, écrivains, peintres…Facile de venir aussi: les compagnies low-cost sont là, à Schönefeld.

3. Un dynamisme culturel. Je ne parle pas spécifiquement de culture « haut de gamme »- musées & co- qui existe ici aussi, mais plutôt de ce foisonnement d’initiatives qui existe ici. Ce sont des centaines de petits projets qui naissent tous les jours- vite éclos, souvent vite avortés, mais toujours au rendez-vous, éphémères comme la vie d’un papillon. Tous ces artistes qui vivent ici produisent une vie culturelle active dont les formes surprennent au coin d’une rue, par leur forme, par le mode d’expression choisie. Graffitis, peintures murales, looks alternatifs, musique d’exploration, appelez ça comme vous voulez: au fond, on en revient toujours à l’idée que la créativité et ses conséquences ici, ça vole dans l’air…

4. Son histoire. La réunification, le nazisme…qu’on le veuille ou non, ce sont des thématiques qui plaisent en particulier aux Français (pas convaincus? Faites une comparaison internet entre les retombées des 20 ans de la réunification entre les sites français et allemands…). Berlin est LA ville qui réunit à nos yeux tous les pans de cette histoire trouble. C’est à Berlin qu’il y a les traces du Mur, c’est encore à Berlin qu’il y a eu le bunker hitlérien…Je pense que cette mémoire est quelque chose qui joue dans nos perceptions, sinon dans nos ambitions touristiques ou de déménagement.

Sinon…il reste sans doute plein de raisons auxquelles je n’ai pas encore pensé. La question reste ouverte au débat!

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Histoires de fleurs

Je cherche de temps à autre à lire des livres sur la culture franco-allemande. ça tombe bien, on m’a offert à Noel dernier ce livre qui traite de façon rigolote plusieurs aspects de la vie quotidienne. Je trouve parfois que les choses sont assez tirées par les cheveux, mais en général ça tombe juste.

Dernier exemple en date, cette remarque sur la culture des bouquets chez les fleuristes:

En Allemagne, le fleuriste empaquette le bouquet, on pourrait même dire qu’il l’emmaillotte de façon hermétique, plus soucieux visiblement de le dissimuler ou de le protéger que d’en faire une oeuvre d’art.

C’est du véridique- attention, je ne parle ici que des bouquets composés par vos soins (quoique…). Eh oui: faites le test d’acheter les mêmes arrangements de fleurs à Paris et à Berlin, vous serez surpris. Pourquoi? Parce que les choses sont faites différemment au moment de l’emballage! Je ne me suis pas renseignée sur les prix dans le détail mais il me semble (ou bien est-ce un préjugé…?) que les prix francais sont assez proches de ceux d’ici, à ceci près que l’emballage est inclus. Un bel emballage je veux dire.

Ici le mot juste pour « emballage » est « Verpackung ». Littéralement, de l’empaquètement. Ca donne tout de suite le la: en France, on  emballe, on apprête, en Allemagne on empaquète pour le trajet- impossible d’admirer son bouquet pendant le trajet, il est caché de partout, dissimulé. Car le but ici est d’offrir des fleurs comme si elles venaient directement du champ où on peut les trouver.  Il faut donc les protéger et être naturel (ca, la question du naturel, j’y reviendrais plus tard…une grande obsession me semble-t-il). Apparemment, ce serait très impoli d’offrir des fleurs toujours dans leur emballage. Difficile à comprendre pour moi: un bouquet de fleurs n’est jamais aussi joli que quand on n’a pas encore touché au papier de soie et au ruban…

Voyez plutôt ce que ça donne après un achat, pas très sympa effectivement de l’offrir comme ça:

Je discutais de ca avec une amie d’origine polonaise. Elle me disait que ca la choquait elle aussi: en Pologne, on ne compte pas non plus l’apprêtement dans le prix. Achetez une rose en Pologne, on vous mettra un peu de verdure et un bel emballage. Ici, on a une rose. Point.

Bon ceci dit si vous vous entendez bien avec votre vendeur, les choses peuvent changer ;)

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Der kleine Nick

Aujourd’hui sort en Allemagne un film que j’ai attendu (et raté) en France: Le petit Nicolas. Qu’on appelle ici « Der kleine Nick« .

Je viens de voir que le Berliner Morgen Post d’aujourd’hui en avait fait une critique élogieuse…de quoi me relancer sur  l’idée d’aller le voir. Vous aurez donc sûrement un petit compte-rendu (« Bericht », comme ils disent ici) dans quelques jours.

De manière générale, il me semble qu’ici les films français sont très bien accueillis, voire même attendus. Bienvenue chez les chtis a été un vrai succès, je ne compte plus les Allemands qui m’en ont parlé spontanément (apparemment l’accent ch’ti aurait été doublé avec un accent spécifique en Allemand – belge? je ne sais plus: à vérifier…) et nous avons apparemment un vrai fan club. Surprenant non? Bon allez, on va pas s’en plaindre :)

En ce qui concerne le livre en soi, vous le trouverez ici sans difficulté. C’est même un très bon moyen d’apprendre la langue! Il y a un an et des poussières, je suis allée à Tübingen (on ne peut pas dire qu’il y ait grand chose là-bas, je me souviens surtout des…librairies…ummmm) et j’ai vu plusieurs petits livres de Reclam sur Der kleine Nick pour les Allemands désireux d’apprendre le français de façon ludique. Voyez plutôt, que demande le peuple!?

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